Aminata Touré s’est prononcée sur la déclaration de patrimoine des principales autorités de l’État. Pour l’ancienne Première ministre, cette obligation doit s’inscrire dans une démarche plus large de transparence et de reddition des comptes.

Une promesse de campagne respectée

La question de la déclaration de patrimoine s’est invitée à l’Assemblée nationale. Aminata Touré a réagi à ce débat sur Rts Digital.

La Haut-Représentante du chef de l’État et superviseure générale de Kiiraay–Les Patriotes républicains rappelle que Bassirou Diomaye Faye avait inscrit cette mesure parmi ses engagements de campagne.

Selon elle, le chef de l’État avait promis de déclarer son patrimoine. Il s’était également engagé à rendre cette déclaration publique.

Aminata Touré estime que le président a respecté cet engagement dès son arrivée au pouvoir. Le Conseil constitutionnel avait alors publié sa déclaration de patrimoine.

Une obligation pour les principales autorités

L’ancienne Première ministre défend désormais un élargissement de cette exigence. Elle estime que l’obligation doit concerner les principales autorités chargées de gérer ou de superviser les ressources publiques.

Ainsi, le président de la République, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale seraient concernés.

Pour Aminata Touré, cette mesure renforcerait la cohérence de l’action publique. Elle permettrait également de garantir une meilleure égalité devant l’obligation de rendre compte.

« Pourquoi on déclare ? C’est parce qu’on a en charge des fonds publics »

Aminata Touré rejette par ailleurs l’idée que la modification envisagée de l’article 37 puisse soustraire le chef de l’État à ses obligations.

Au contraire, elle soutient que Bassirou Diomaye Faye souhaite élargir le dispositif. Le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale seraient ainsi soumis aux mêmes exigences de déclaration et de publication de patrimoine.

« Pourquoi on déclare ? C’est parce qu’on a en charge des fonds publics », explique-t-elle.

Selon l’ancienne Première ministre, cette extension permettrait donc de renforcer la transparence au sommet de l’État. Elle contribuerait également à consolider les mécanismes de reddition des comptes dans la gestion des ressources publiques.

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