Les cadres du Grand Parti poursuivent leur contestation contre la dissolution annoncée par Malick Gackou. Sous la coordination de Pape Médoune Sow, ils contestent la procédure et invoquent les statuts du parti. Une délégation a également saisi le ministère de l’Intérieur. Les responsables frondeurs prévoient une nouvelle réunion le 5 septembre pour définir la suite de leur action.

Grand Parti : les cadres contestent la dissolution annoncée

La fronde se poursuit au sein du Grand Parti. Plusieurs cadres refusent de reconnaître comme acquise la dissolution annoncée après le ralliement de Malick Gackou à Pastef.

« Tout ce qu’il dit, c’est du vent », résume l’un des responsables contestataires. Les cadres défendent une interprétation différente des textes qui régissent la formation politique.

Le mouvement est notamment porté par le coordonnateur des cadres, Pape Médoune Sow. Une réunion est prévue le 5 septembre afin d’examiner la situation et d’arrêter une position commune.

Une délégation du Grand Parti saisit le ministère de l’Intérieur

Les contestataires ont également engagé une démarche auprès du ministère de l’Intérieur. Une délégation de responsables a été reçue par le directeur des Libertés publiques.

Cette initiative vise à contester toute éventuelle reconnaissance administrative de la dissolution annoncée. Selon les responsables concernés, les services du ministère ont indiqué qu’ils ne prétendaient pas trancher immédiatement la question, rapporte Dakaractu.

La procédure administrative ne met donc pas fin, à ce stade, au différend interne. Les cadres poursuivent leur mobilisation avant leur prochaine réunion.

Les statuts au cœur de la contestation

Les frondeurs fondent principalement leur argumentation sur les statuts du Grand Parti. Ils estiment qu’un congrès doit se tenir avant toute décision de dissolution.

Selon eux, aucune convocation officielle d’un congrès n’a été adressée aux militants. Ils affirment également qu’aucun document formalisant cette procédure ne leur a été présenté.

Les contestataires considèrent donc que la procédure annoncée ne respecte pas les règles internes du parti. Cette interprétation reste au cœur du différend entre les différentes parties.

Le départ de Malick Gackou vers Pastef alimente le débat

Les cadres invoquent également l’article 3 des statuts du Grand Parti. Selon leur lecture, un militant qui rejoint une autre formation politique devient démissionnaire d’office.

Ils estiment ainsi que le ralliement de Malick Gackou à Pastef pourrait avoir des conséquences sur son statut au sein du parti. Cette position constitue l’un des principaux arguments avancés par les contestataires.

Aucune décision officielle présentée dans les éléments disponibles ne permet toutefois d’établir, à ce stade, l’issue de ce différend statutaire.

La fusion avec Pastef continue de diviser les responsables

Le 5 juin 2026, la fusion-absorption du Grand Parti par Pastef avait été annoncée comme actée. Cette décision a rapidement provoqué une contestation au sein de l’ancienne formation de Malick Gackou.

Le 12 juin 2026, un collectif de cadres et de militants avait publiquement rejeté l’accord. Ses membres avaient notamment dénoncé une démarche qu’ils considéraient comme contraire aux statuts.

La réunion du 5 septembre pourrait désormais constituer une nouvelle étape dans cette crise interne. Les cadres frondeurs doivent y préciser leur stratégie face à la dissolution contestée du Grand Parti.

Sources : Déclarations des cadres du Grand Parti ; statuts du Grand Parti cités par les contestataires ; informations rapportées par

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