Une enquête sur un présumé détournement de fonds au BRT a conduit à l’arrestation d’une agente de Dakar Mobilité SA. Identifiée sous les initiales A. Taha, elle a été interpellée par la Division des investigations criminelles avant son déferrement au parquet. La procédure fait suite à une plainte de son employeur. Les enquêteurs soupçonnent un préjudice dépassant 16 millions de francs CFA

Détournement de fonds au BRT : une agente arrêtée par la DIC

La Division des investigations criminelles a interpellé une agente de Dakar Mobilité SA. La société a déposé une plainte après avoir constaté des irrégularités dans la gestion des recettes.

La mise en cause, identifiée sous les initiales A. Taha, travaillait pour l’entreprise depuis 2024. Elle occupait un poste d’agente de vente dans plusieurs stations du BRT.

Les enquêteurs l’ont ensuite déférée au parquet vendredi dernier, selon les éléments fournis. La procédure porte sur des faits qualifiés de détournement de deniers publics.

Les enquêteurs soupçonnent un système impliquant plusieurs sessions

Dans le cadre de ses fonctions, A. Taha utilisait la plateforme Kubapay pour vendre des billets aux voyageurs. Le système enregistre les transactions et les montants correspondant aux billets vendus.

Selon les éléments de l’enquête, la mise en cause aurait ouvert plusieurs sessions sur la plateforme. À la fin de son service, elle aurait déclaré uniquement les recettes enregistrées sur l’une d’elles.

Les autres sessions seraient restées ouvertes et les montants correspondants n’auraient pas été reversés. Les enquêteurs soupçonnent ainsi un mécanisme qui aurait permis de soustraire une partie des recettes.

Un préjudice estimé à plus de 16 millions de FCFA

Les investigations font état d’un montant présumé détourné dépassant 16 millions de francs CFA. Ce chiffre devra être confirmé au cours de la procédure judiciaire.

Selon les éléments rapportés, A. Taha aurait reconnu l’existence d’écarts dans les comptes. Elle aurait toutefois déclaré ne pas connaître précisément l’origine de ces différences.

Elle aurait également reconnu que les écarts étaient liés à ses identifiants de connexion. Ces déclarations relèvent des éléments recueillis lors de l’enquête et devront être examinées par la justice.

La mise en cause propose un remboursement

Selon les informations fournies, la suspecte s’est déclarée disposée à rembourser les sommes concernées. Elle aurait proposé plusieurs modalités à son employeur.

Elle aurait notamment envisagé de poursuivre son travail sans percevoir de salaire. Cette solution aurait permis, selon sa proposition, de compenser progressivement le préjudice allégué.

Elle aurait également proposé un remboursement échelonné avec l’appui de sa famille. Ces propositions ne préjugent toutefois pas de l’issue de la procédure judiciaire.

Une enquête qui pose la question du contrôle des recettes du BRT

Cette affaire relance la question des mécanismes de contrôle des recettes au sein du réseau de transport rapide par bus. L’enquête devra notamment déterminer les circonstances exactes des faits reprochés.

Les investigations pourraient également permettre d’établir si d’autres personnes ou défaillances ont contribué aux irrégularités constatées. À ce stade, les éléments fournis concernent uniquement la personne interpellée.

La mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence. Seule une décision de justice pourra établir définitivement sa responsabilité dans cette affaire de détournement de fonds au BRT.

Source : Éléments de l’enquête rapportés dans le texte fourni et informations publiées par SeneNews.

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