À un mois du 24e anniversaire du naufrage du Joola, les familles des victimes et les rescapés haussent le ton. Elles réclament le renflouement des ossements des disparus et dénoncent leur exclusion du mémorial de Ziguinchor.

Réunis au sein de l’Association nationale des familles de victimes et rescapés du Joola (ANFVR/J), les proches des victimes ont porté leurs revendications lors de la 2e édition de la randonnée pédestre organisée en prélude à la commémoration du 26 septembre.

Élie Jean Bernard Diatta, porte-parole du jour de l’association, estime que le renflouement des ossements constitue une priorité. « Un musée sans les reliques du Joola est un musée vide de sens », a-t-il déclaré. Les familles souhaitent notamment installer les ossements dans un reliquaire au mémorial de Ziguinchor.

Elles dénoncent également leur interdiction d’accès au mémorial, pourtant construit à leur demande pour honorer la mémoire des quelque 2 000 disparus. Selon elles, des visiteurs peuvent accéder au site moyennant paiement, alors que les familles doivent rester à l’extérieur pour prier.

Les proches des victimes interpellent ainsi le ministre de la Culture et réclament des mesures pour mettre fin à cette situation. Ils contestent également la gestion actuelle du musée et demandent une meilleure implication des familles dans son fonctionnement.

Pour Boubacar Ba, président d’honneur de l’Association nationale, la randonnée constitue avant tout un acte de mémoire. « Nous ne voulons plus de cérémonies vides. Nous voulons un mémorial digne, habité par les reliques de nos proches », a-t-il déclaré.

Vingt-quatre ans après le naufrage, les familles maintiennent donc leurs revendications : récupérer les ossements des victimes, accéder librement au mémorial et préserver dignement la mémoire des disparus.

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