La Marine royale marocaine a secouru 117 migrants ouest-africains au large des côtes marocaines. Partis de Gambie à bord d’une pirogue à destination des îles Canaries, ces candidats à l’émigration comptent notamment sept Sénégalais. Cette nouvelle opération intervient dans un contexte marqué par la multiplication des interceptions et les nombreux risques liés aux traversées de l’Atlantique.

Une pirogue partie de Gambie

La Marine royale marocaine a porté secours à une pirogue transportant 117 migrants ouest-africains au large des côtes du royaume.

Selon les premiers éléments recueillis par les autorités marocaines, l’embarcation a quitté les côtes gambiennes dans la nuit du 26 au 27 août. Les migrants tentaient ainsi de rejoindre les îles Canaries, en Espagne, par voie maritime.Le groupe comprend 84 Gambiens, 24 Sierra-Léonais, 7 Sénégalais et 2 Maliens.

Une série d’interceptions au large de Dakhla

Cette opération intervient alors que les autorités marocaines multiplient les interceptions d’embarcations transportant des migrants au large de leurs côtes.

Quelques jours auparavant, les services marocains avaient arraisonné une pirogue transportant 201 migrants subsahariens, dont 18 Sénégalais, au large de Dakhla.

De même, les autorités avaient intercepté, quelques jours plus tôt, une autre embarcation partie de Gambie avec 193 candidats à l’émigration, parmi lesquels 75 Sénégalais, selon Ndarinfo.

Ces opérations successives illustrent ainsi la persistance des départs de pirogues depuis les côtes ouest-africaines vers les îles Canaries, malgré les dangers de la traversée.

Des violences dénoncées en mer

Par ailleurs, au Sénégal, la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants poursuit ses investigations sur les réseaux impliqués dans ces départs clandestins.

Dans ce cadre, les enquêteurs ont recueilli des témoignages de candidats à l’émigration qui affirment avoir subi des violences en pleine mer. Certains rescapés déclarent notamment que des individus les auraient ligotés et frappés lors de trois naufrages survenus au large de Saint-Louis.

Ces témoignages viennent donc rappeler les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles certains migrants tentent de rejoindre les îles Canaries.

Les autorités poursuivent les investigations

De leur côté, les autorités marocaines poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes du départ de la pirogue et de retracer son itinéraire.

Au-delà des opérations de sauvetage et d’interception, cette nouvelle affaire met une nouvelle fois en évidence les dangers auxquels s’exposent les candidats à l’émigration irrégulière. Les naufrages, les violences et les conditions précaires de navigation continuent en effet de faire de la traversée de l’Atlantique une route particulièrement périlleuse vers les îles Canaries.

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