Le Plan de redressement économique et social (PRES) a mobilisé 140,7 milliards de francs CFA au premier semestre 2026. Ce montant représente 63,6 % des 221,1 milliards attendus.

Le PRES reste en dessous de ses objectifs

Les mesures fiscales et douanières du PRES n’ont pas atteint les prévisions au premier semestre 2026. Elles ont généré 140,7 milliards de francs CFA, contre 221,1 milliards prévus.

L’écart atteint ainsi 80,4 milliards de francs CFA. Le taux de réalisation s’établit à 63,6 %.

Les données du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan mettent en évidence plusieurs difficultés. Elles concernent notamment les jeux de hasard, les exportations de minerais et la taxation des téléphones.

Les jeux de hasard accusent le principal retard

La fiscalité sur les jeux de hasard constitue l’une des principales sources de moins-value. Elle accuse un écart de 61,5 milliards de francs CFA par rapport aux prévisions.

La taxation des gains issus des jeux représente à elle seule une moins-value de 56,4 milliards. Le ministère relie cette contre-performance aux difficultés de supervision du secteur.

Le contrôle des opérateurs et le suivi des opérations restent notamment à renforcer. Les autorités prévoient donc une plateforme dédiée au suivi des activités des opérateurs de jeux.

Cette solution doit permettre à l’administration d’améliorer le contrôle. Elle doit également faciliter le recouvrement des recettes fiscales.

Les exportations de minerais restent en retrait

La taxation des exportations de minerais enregistre également une contre-performance. Elle affiche une moins-value de 13,3 milliards de francs CFA.

Le ministère explique cet écart par la non-opérationnalisation de la mesure. Son absence d’application limite ainsi les recettes attendues au titre du PRES.

Cette situation intervient alors que l’État cherche à renforcer ses ressources. La mise en œuvre effective de cette mesure constitue donc un enjeu pour les prochains mois.

La taxation des téléphones confrontée à des difficultés techniques

La fiscalité appliquée aux téléphones rencontre également des obstacles. La principale difficulté concerne le suivi des numéros IMEI.

L’administration ne dispose pas encore d’une plateforme pleinement opérationnelle pour enregistrer et suivre ces identifiants. Cette situation complique le contrôle des appareils concernés.

Selon le ministère, ces difficultés auraient également favorisé des pratiques de fraude. Les autorités comptent donc sur la mise en production de la plateforme annoncée.

Le mobile money dépasse les prévisions

Toutes les mesures du PRES n’enregistrent cependant pas une contre-performance. La fiscalité sur le mobile money affiche un taux de réalisation de 124,9 %.

Elle génère ainsi une plus-value de 8,4 milliards de francs CFA. La taxe sur les opérations de transfert d’argent atteint, elle, un taux d’exécution de 128,9 %.

Le ministère invite toutefois à relativiser cette performance. Une société émettrice de monnaie électronique a versé exceptionnellement 32 milliards de francs CFA pour apurer son passif.

Sans cette rentrée exceptionnelle, la rubrique aurait enregistré une moins-value de 23,6 milliards de francs CFA. La performance observée ne traduit donc pas entièrement une amélioration durable du rendement de cette fiscalité.

Un objectif annuel fixé à 762 milliards de francs CFA

Au premier semestre, le PRES reste donc en dessous de ses objectifs de mobilisation de recettes. L’État a encaissé 140,7 milliards de francs CFA sur les 221,1 milliards attendus.

La seconde moitié de l’année devra permettre de réduire cet écart. Les autorités misent notamment sur les nouvelles plateformes de contrôle.

L’objectif annuel du PRES reste fixé à 762 milliards de francs CFA. L’enjeu consiste désormais à transformer les recettes prévues en recettes effectivement recouvrées.

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