Après des actes de vandalisme et des vols de matériel électrique survenus le 20 septembre à Sébikotane et à Khodoba, la SENELEC a déposé une plainte contre X auprès de la Division des investigations criminelles (DIC). L’entreprise veut identifier les auteurs présumés et prévenir de nouveaux incidents.
La Société nationale d’électricité (SENELEC) engage une riposte judiciaire face aux actes de vandalisme visant son réseau. Le 20 septembre, des individus ont ciblé des installations électriques à Sébikotane et à Khodoba, dans la région de Thiès. Ils ont emporté du matériel, provoquant des perturbations dans la fourniture d’électricité.
Selon L’Observateur, le chef du service de distribution de la SENELEC à Thiès a porté plainte contre X auprès de la DIC. Cette démarche vise à identifier et à faire poursuivre les auteurs présumés.
Au-delà des pertes matérielles, ces actes affectent les populations, les entreprises et les activités économiques des zones concernées. Ils fragilisent également la continuité du service électrique.
La répétition des actes de vandalisme inquiète les travailleurs
Ibrahima Diarra Diouf, secrétaire général du Syndicat unique et démocratique des travailleurs de l’énergie, alerte sur la récurrence de ces incidents. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il affirme que les postes de distribution subissent régulièrement des actes de vandalisme.
Selon le syndicaliste, ces agressions menacent directement la continuité et la qualité de l’alimentation électrique. Il estime que le phénomène, autrefois relativement rare, devient préoccupant en raison de la fréquence des incidents et des modes opératoires utilisés.
La SENELEC mise sur le renforcement de la sécurité
Les vols d’équipements entraînent des pertes financières pour la SENELEC. Ils peuvent également provoquer des coupures et perturber les activités économiques locales.
Certaines infrastructures restent particulièrement vulnérables en raison de leur isolement. En revanche, les installations stratégiques bénéficient de dispositifs de sécurité renforcés.
Face à cette situation, Ibrahima Diarra Diouf appelle les populations à signaler tout mouvement ou comportement suspect aux abords des postes électriques.
De son côté, la SENELEC travaille au renforcement de la sécurité de certains sites. Un plan d’action serait en préparation, avec notamment un recours accru à la vidéosurveillance.
L’enquête devra désormais établir les circonstances des faits survenus à Sébikotane et à Khodoba, puis permettre d’identifier les auteurs présumés.
