Le Parti authenticité et modernité (PAM) arrive en tête des élections législatives du 23 septembre au Maroc, avec 97 sièges sur 395, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur. Le scrutin marque également un recul du Rassemblement national des indépendants (RNI) et une progression du Parti de la justice et du développement (PJD). La participation s’établit à 38,02 %, son niveau le plus faible depuis près de vingt ans.

Le paysage politique marocain connaît une recomposition à l’issue de ces élections législatives. Avec 97 députés, le PAM devance ses concurrents et se positionne au centre des négociations pour la formation d’une nouvelle majorité parlementaire.

Le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui dirigeait la coalition sortante, subit un net recul. Le parti obtient 66 sièges, soit 36 de moins qu’en 2021. Cette baisse profite notamment au PAM et au Parti de la justice et du développement (PJD).

Après sa chute à 13 députés lors des précédentes législatives, le PJD réalise une remontée significative. La formation islamiste quadruple presque son nombre de sièges et en décroche 54. De son côté, le parti de l’Istiqlal obtient 65 sièges.

Ces résultats redessinent les rapports de force au Parlement. Les négociations entre les formations politiques s’annoncent déterminantes pour constituer une majorité et former le prochain gouvernement.

Une participation en forte baisse

Le ministère de l’Intérieur annonce un taux de participation de 38,02 % pour le scrutin du mercredi 23 septembre. Ce chiffre marque un recul important par rapport aux 50,35 % enregistrés lors des législatives de 2021.

Le Maroc retrouve ainsi un niveau de participation comparable à celui de 2007, lorsque 36,89 % des électeurs avaient voté. Cette faible mobilisation intervient dans un contexte de défiance envers la classe politique et de préoccupations liées au chômage, au pouvoir d’achat et aux inégalités sociales.

La participation des jeunes constitue également un enjeu majeur. La crise migratoire de Ceuta, survenue quelques mois auparavant, avait déjà mis en lumière le malaise d’une partie de la jeunesse marocaine.

À Casablanca, plusieurs témoignages recueillis dans les bureaux de vote illustrent ce désintérêt. Certains électeurs ont choisi de participer au scrutin, tandis que d’autres estiment que les élections ne répondent pas à leurs préoccupations quotidiennes.

Un an après le mouvement de contestation de la GenZ 212, la défiance d’une partie de la jeunesse envers les partis politiques demeure un défi pour les futures autorités.

La nouvelle majorité devra ainsi composer avec un Parlement recomposé et des attentes sociales importantes, notamment en matière d’emploi, de services publics et de pouvoir d’achat.

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