En déplacement en Italie, le premier vice-président de l’Assemblée nationale et responsable de Pastef, El Malick Ndiaye, a exprimé ses inquiétudes sur l’évolution de la situation politique et économique du Sénégal. Lors d’un rassemblement de Pastef Italie à Villongo, samedi, il a notamment évoqué les conséquences de la rupture entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye.

El Malick Ndiaye hausse le ton. Lors d’un rassemblement de Pastef organisé à Villongo, en Italie, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a livré une lecture préoccupée de la situation actuelle au Sénégal.

Revenant sur la période qui a précédé la rupture entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, le responsable de Pastef a exprimé de fortes inquiétudes sur l’évolution récente du pays.

« Ce qui est en train de se passer est extrêmement grave », a-t-il déclaré. Il a également ajouté : « J’ai peur pour le Sénégal. »

El Malick Ndiaye défend le bilan des deux premières années

Dans son intervention, El Malick Ndiaye a présenté les deux années durant lesquelles Ousmane Sonko dirigeait la Primature comme une période de stabilité et d’espoir.

Il a notamment affirmé que cette période avait été marquée par « deux ans, zéro scandale ». Il a également évoqué une évolution favorable de certains prix et estimé que le Sénégal avait renforcé son image à l’étranger.

« Deux ans durant lesquels le Sénégal était respecté dans le monde », a-t-il soutenu.

Le responsable politique oppose ce bilan à la situation qu’il décrit depuis le départ d’Ousmane Sonko de la Primature. Pour illustrer son propos, il a déclaré : « Malheureusement, depuis que le commandant de bord a quitté le navire, les vannes ont été ouvertes. »

Un avertissement sur la gestion publique

El Malick Ndiaye estime que la présence d’Ousmane Sonko à la tête du gouvernement constituait un facteur de contrôle sur la gestion publique.

Selon lui, cette situation aurait notamment limité les marges de manœuvre de certains responsables administratifs. « Même les chefs de service n’osaient pas faire ce qu’ils voulaient avec ce qui leur a été confié », a-t-il affirmé.

Depuis la recomposition du pouvoir, il estime au contraire que certaines pratiques qu’il associe à l’ancien système réapparaissent progressivement.

« Ceux qui composaient ce système sont de retour », a-t-il déclaré, dénonçant ainsi ce qu’il présente comme une reprise en main de certains secteurs de l’appareil d’État.

Le « Tarawaliss » au cœur de ses critiques

Dans la suite de son intervention, le responsable de Pastef a également accusé certains acteurs de chercher à récupérer le projet politique porté par son camp, qu’il désigne sous le terme « Tarawaliss ».

Selon El Malick Ndiaye, cette situation pourrait contribuer à accentuer les divisions au sein du pouvoir. Ces accusations s’inscrivent dans le contexte de tensions politiques qui entourent désormais les relations entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye.

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale avait déjà exprimé des réserves sur l’orientation du gouvernement lors de la Déclaration de politique générale. Sa nouvelle sortie en Italie prolonge ainsi ses prises de position sur la trajectoire politique du pouvoir et sur la continuité du projet défendu par Pastef.

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