Le collectif casamançais a renoncé à sa marche prévue le 26 septembre 2026 à Ziguinchor, après l’interdiction prononcée par le préfet. Les organisateurs expliquent leur décision par leur volonté d’éviter toute confrontation avec les forces de l’ordre, tout en maintenant leurs revendications.

Le collectif casamançais ne tiendra finalement pas la marche qu’il avait prévue à Ziguinchor. Les autorités préfectorales avaient interdit le rassemblement, initialement programmé pour le 26 septembre 2026.

Les organisateurs ont confirmé publiquement leur décision de respecter l’arrêté préfectoral. Ils souhaitent notamment éviter tout affrontement avec les forces de l’ordre, tout en maintenant leur mobilisation sur les difficultés qu’ils dénoncent dans la région.

Des revendications économiques et sociales

Le collectif entendait attirer l’attention sur plusieurs problèmes qui affectent la Casamance. Ses membres évoquent notamment l’enclavement de la région, le retour jugé encore insuffisant des populations déplacées et la fragilité de l’activité économique locale.

La situation sécuritaire figure également parmi les préoccupations exprimées par les organisateurs. Ils souhaitent ainsi maintenir le débat public sur les conditions de développement et de retour à une stabilité durable dans la région.

Une marche interdite à l’approche de la commémoration du Joola

La mobilisation devait également porter sur la situation du pont Émile Badiane. Le préfet de Ziguinchor a toutefois refusé d’autoriser le rassemblement, notamment en raison de sa proximité avec la commémoration du naufrage du bateau Le Joola.

Selon les informations rapportées par Seneweb et Africtelegraph, les responsables du collectif ont donc décidé de se conformer à l’arrêté préfectoral.

Le collectif réunit des membres de la société civile, des acteurs religieux ainsi que des représentants de la diaspora casamançaise. Les organisateurs avaient annoncé la participation d’environ 300 personnes à cette marche pacifique.

En renonçant au rassemblement, le collectif maintient néanmoins ses revendications et entend poursuivre ses démarches par d’autres voies.

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