Alors qu’il venait d’annoncer sa candidature à la présidentielle de décembre prochain, l’ancien président Umaro Sissoco Embaló voit son retour en Guinée-Bissau interdit par les militaires. L’armée invoque des raisons de sécurité nationale et de préservation de l’ordre public.
L’armée bloque le retour d’Embaló
L’ancien président Umaro Sissoco Embaló ne pourra pas regagner la Guinée-Bissau dans l’immédiat. Le Haut Commandement Militaire pour le Rétablissement de la Sécurité Nationale et de l’Ordre Public a interdit son retour sur le territoire national.
Dans son communiqué n°07/ACM/2026, publié ce jeudi 1er octobre, l’instance militaire affirme qu’elle ne dispose d’« aucune condition de sécurité » permettant de garantir le retour de l’ancien chef de l’État.
L’armée justifie ainsi sa décision par des impératifs de sécurité nationale. Elle invoque également la préservation de l’ordre public et la prévention de toute situation susceptible de fragiliser la stabilité du pays.
Une décision après l’annonce de sa candidature
Cette interdiction intervient alors qu’Umaro Sissoco Embaló venait d’annoncer officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue en décembre prochain.
Son retour devait intervenir près de dix mois après son renversement par les militaires, le 26 novembre 2025. Depuis cette prise de pouvoir, les autorités militaires conduisent une période de transition politique dans le pays.
Cependant, l’armée maintient des restrictions sur les activités politiques. Le Haut Commandement Militaire rappelle notamment que les manifestations et rassemblements politiques restent strictement interdits pendant la période de transition.
L’armée menace les contrevenants
Par ailleurs, le Haut Commandement prévient que toute personne qui désobéirait à ces mesures s’exposerait à des sanctions prévues par la loi.
Dans ce contexte, les autorités militaires appellent la population au calme. Elles invitent également la communauté internationale à coopérer avec les autorités afin de préserver la paix, la sécurité et l’ordre public en Guinée-Bissau.
L’interdiction du retour d’Umaro Sissoco Embaló intervient ainsi dans un contexte politique marqué par la transition militaire et à l’approche de l’élection présidentielle annoncée pour décembre.

