Le Pakistan a annoncé, vendredi 9 octobre 2026, avoir déployé un nombre important de militaires en Arabie saoudite dans le cadre d’un dispositif défensif. Islamabad entend ainsi contribuer à la protection du royaume face aux attaques attribuées aux rebelles houthis, soutenus par l’Iran. Cette annonce intervient alors que le conflit yéménite connaît une nouvelle escalade, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient.
Les attaques des Houthis s’intensifient
Après plusieurs années de relative accalmie liée à une trêve conclue en 2022, le Yémen se retrouve de nouveau entraîné dans les violences régionales. Les rebelles houthis multiplient depuis plusieurs jours les attaques contre l’Arabie saoudite, alliée des forces gouvernementales yéménites.
Le mouvement a revendiqué des tirs de missiles et des frappes de drones visant notamment les aéroports internationaux de Riyad et d’Abha. Jeudi 8 octobre, il a également affirmé avoir ciblé l’aéroport King Khalid, dans la capitale saoudienne. Selon les informations rapportées, ces attaques auraient fait au moins trois morts côté saoudien. Ces bilans et les circonstances des frappes restent à apprécier au regard des informations disponibles.
Le Pakistan renforce son dispositif défensif
Le déploiement annoncé par Islamabad vise à soutenir la défense de l’Arabie saoudite face aux menaces sécuritaires. Les autorités pakistanaises ont évoqué la présence d’un « nombre substantiel » de militaires dans le royaume, sans que les précisions disponibles permettent d’établir l’ampleur exacte des effectifs ni les modalités opérationnelles de leur mission.
Cette coopération militaire intervient dans un contexte de tensions entre les Houthis, soutenus par l’Iran, et les forces gouvernementales yéménites appuyées par Riyad. Elle souligne également les enjeux régionaux liés à la sécurité du territoire saoudien.
Le détroit de Bab el-Mandeb au cœur des tensions
La situation reste également préoccupante autour du détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. À la mi-septembre, les Houthis auraient pris le contrôle de positions dans le secteur du port de Mokha, selon les informations rapportées. Les forces gouvernementales tentent depuis de reprendre les zones concernées.
Cette voie maritime revêt une importance majeure pour le commerce international et le transport des hydrocarbures. Toute nouvelle escalade dans cette zone pourrait accentuer les risques pour la navigation et compliquer davantage les efforts visant à stabiliser le Yémen.
Alors que les tensions régionales se poursuivent, le déploiement pakistanais marque un nouvel épisode de la coopération militaire entre Islamabad et Riyad. Son ampleur et ses conséquences sur l’évolution du conflit dépendront notamment de la poursuite des attaques et de la réponse des différentes parties.
