À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, célébrée ce samedi 10 octobre, Amnesty International Sénégal lance un appel au président Bassirou Diomaye Faye. L’organisation de défense des droits humains lui demande de s’impliquer personnellement pour tenter de sauver Mbayang Diop, condamnée à mort en Arabie saoudite et détenue dans le couloir de la mort depuis plus de dix ans.
Amnesty réclame une intervention du chef de l’État
L’inquiétude grandit autour du sort de Mbayang Diop. Dans un communiqué publié à l’occasion de cette journée mondiale, Amnesty International Sénégal alerte sur le risque d’exécution de la ressortissante sénégalaise, alors que son dossier pourrait connaître une évolution décisive d’ici à la fin de l’année.
« Nous appelons le Président Bassirou Diomaye Faye à s’impliquer personnellement pour la sauver d’une exécution que l’on dit imminente », demande l’organisation.
Une condamnation prononcée en 2017
Mbayang Diop a été condamnée à mort en avril 2017 pour le meurtre à l’arme blanche de son employeuse saoudienne. À l’époque, la Sénégalaise affirmait avoir subi des mauvais traitements.
Depuis sa condamnation, l’exécution de la peine serait restée suspendue en raison de la minorité des enfants de la victime. Selon Mamadou Diop, frère de la détenue, ces derniers doivent atteindre la majorité à la fin de l’année 2026.
Cette échéance pourrait ouvrir une nouvelle étape judiciaire et raviver les craintes de la famille quant à l’application de la peine capitale.
Une mobilisation attendue pour sauver la Sénégalaise
Face à cette perspective, Amnesty International Sénégal exhorte le chef de l’État à engager une démarche personnelle afin de tenter d’obtenir une issue favorable pour Mbayang Diop.
Alors que la Journée mondiale contre la peine de mort remet au premier plan les enjeux liés à l’abolition de cette sanction, le sort de la détenue sénégalaise suscite de nouvelles inquiétudes. L’organisation appelle ainsi les autorités à agir pour éviter une éventuelle exécution.

