Le Sénégal et la Libye réaffirment leur engagement en faveur d’une représentation équitable de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette position commune a été exprimée lors d’une rencontre entre leurs chefs de la diplomatie, en marge d’une réunion de l’Union africaine organisée à Tripoli.
Réforme du Conseil de sécurité : Dakar et Tripoli réaffirment leur engagement
Le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, a rencontré samedi à Tripoli son homologue libyen, Taher Salam Al-Baour.
Cette rencontre s’est tenue en marge de la 14ᵉ réunion ministérielle du Comité des Dix (C-10) de l’Union africaine, consacrée à la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. Les travaux se sont déroulés samedi et dimanche dans la capitale libyenne.
Selon une note diplomatique sénégalaise, les deux ministres ont échangé sur les principaux enjeux de cette réunion. Ils ont surtout réaffirmé leur volonté de poursuivre, au sein de l’Union africaine, les efforts visant à garantir une représentation plus équitable du continent dans cet organe des Nations unies.
Le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte comme références
Dakar et Tripoli entendent poursuivre leurs démarches conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte. Ces deux textes constituent des références importantes de la position africaine sur la réforme du Conseil de sécurité.
À travers cette démarche, les pays africains défendent une meilleure représentation du continent dans les instances de décision internationales. Cette revendication vise notamment à mieux prendre en compte les intérêts de l’Afrique au sein du système multilatéral.
Le Sénégal salue le rôle diplomatique de la Libye
Au cours des échanges, Cheikh Niang a salué l’accueil de la réunion du C-10 par les autorités libyennes. Il a également mis en avant la contribution de la Libye aux initiatives de rapprochement entre les peuples africains.
Le ministre sénégalais a notamment évoqué le rôle du pays dans la création de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD).
Cette rencontre confirme ainsi la volonté de Dakar et de Tripoli de maintenir leur coopération diplomatique sur la réforme des institutions internationales et la place de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU.
