Les prolongations de l’affaire Nourah Ba concernent désormais Ibrahima Ndiaye, conseiller municipal de la commune de Niomré, dans le département de Louga. Selon les informations rapportées, l’exploitation de son téléphone par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) aurait permis de mettre au jour des échanges avec la jeune femme.
L’affaire Nourah Ba connaît de nouveaux développements. Après avoir déclaré ne pas connaître la jeune femme, Ibrahima Ndiaye aurait été confronté aux résultats de l’exploitation de son téléphone par les enquêteurs de la DSC. Des appels qu’il lui aurait adressés alors qu’elle était déjà en garde à vue auraient notamment attiré l’attention des enquêteurs.
Une somme de 20 000 FCFA évoquée
Confronté aux éléments recueillis, le conseiller municipal aurait reconnu avoir reçu, courant 2023, la somme de 20 000 FCFA de Nourah Ba, alors que celle-ci se trouvait au Maroc. L’argent aurait servi à obtenir un extrait de naissance datant de moins de trois mois.
Selon les mêmes informations, l’officier d’état civil de Nguidilé aurait révélé que le document utilisé par Nourah Ba était usurpé. Ibrahima Ndiaye aurait alors expliqué avoir fait passer le dossier lors d’audiences foraines, avec le concours de deux témoins présentés comme fictifs.
Un présumé complice cité
Dans ses déclarations rapportées, le conseiller municipal aurait également cité une personne présentée comme son présumé complice, à qui 10 000 FCFA auraient été remis sur la somme reçue. Cette personne serait décédée, selon les informations disponibles.
Ces révélations présumées ouvrent un nouveau volet dans l’affaire Nourah Ba et soulèvent des interrogations sur les conditions d’établissement des documents d’état civil concernés. Les responsabilités individuelles devront toutefois être établies par les autorités compétentes, dans le respect de la présomption d’innocence.
