La course à la succession d’António Guterres connaît un nouveau tournant. Alors que les candidats peinent à obtenir le soutien des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett intensifie ses démarches diplomatiques. Une candidature de compromis pourrait émerger si les principaux prétendants restent bloqués.

La bataille pour le poste de secrétaire général des Nations unies se poursuit dans un climat d’incertitude. Selon Confidentiel Afrique, Carolyn Rodrigues-Birkett, candidate présentée par le Guyana, multiplie actuellement les échanges avec les représentants des puissances disposant du droit de veto au Conseil de sécurité. Le média évoque une stratégie visant à consolider ses chances dans une compétition où les équilibres diplomatiques sont déterminants.

Un scrutin informel qui entretient le suspense

Le dernier sondage informel du Conseil de sécurité, organisé le 16 octobre 2026, n’a permis à aucun des sept candidats de recueillir un soutien suffisant auprès des cinq membres permanents : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Carolyn Rodrigues-Birkett figure parmi les trois candidats les mieux placés, aux côtés de Rebeca Grynspan, du Costa Rica, et de Rafael Grossi, de l’Argentine. Tous trois ont toutefois reçu deux avis défavorables provenant des membres permanents, selon des diplomates cités par l’Associated Press.

Cette situation maintient ouverte la possibilité de voir émerger un nouveau nom. En cas d’impasse persistante, les États membres pourraient rechercher une personnalité susceptible de rallier un consensus entre les grandes puissances.

Trump et Poutine au cœur des tractations ?

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Dans son article publié le 16 octobre, Confidentiel Afrique affirme également que Donald Trump et Vladimir Poutine auraient échangé après le dernier sondage informel afin d’évaluer les candidatures en présence. Le média avance que les deux dirigeants souhaiteraient voir émerger une candidature alternative. Ces informations sur leurs échanges et leurs intentions n’ont toutefois pas été confirmées indépendamment.

La position des cinq membres permanents est décisive : aucun candidat ne peut être recommandé par le Conseil de sécurité si l’un d’eux oppose son veto. Une candidature capable de réunir neuf voix favorables parmi les quinze membres du Conseil, sans veto d’un membre permanent, pourrait donc prendre l’avantage.

Une succession encore ouverte

Le choix du prochain secrétaire général devra ensuite être soumis à l’Assemblée générale des Nations unies, sur recommandation du Conseil de sécurité. Le mandat d’António Guterres prend fin le 31 décembre 2026.

Dans cette course, Carolyn Rodrigues-Birkett apparaît comme une prétendante sérieuse, mais elle n’est pas la seule susceptible de bénéficier d’un éventuel compromis. Tant que les grandes puissances ne se seront pas accordées sur un nom, l’hypothèse d’une candidature alternative restera ouverte. Le dénouement dépendra avant tout des équilibres diplomatiques et de la capacité d’un candidat à éviter les oppositions décisives.

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