Le retrait de Macky Sall de la course au poste de secrétaire général des Nations unies suscite de nouvelles tensions au Sénégal. Alioune Badara Coulibaly, porte-parole de l’APR, a vivement critiqué Seydi Gassama après que ce dernier a qualifié ce retrait d’« échec cuisant ».
La controverse autour du retrait de Macky Sall de la course à la succession d’António Guterres se poursuit. Après la réaction de Seydi Gassama, défenseur des droits humains, le porte-parole de l’Alliance pour la République (APR), Alioune Badara Coulibaly, a pris la défense de l’ancien président sénégalais.
Dans une déclaration virulente, le responsable politique accuse Seydi Gassama de dépasser le cadre de la critique politique pour s’en prendre personnellement à Macky Sall et, selon lui, au rayonnement international du Sénégal.
L’APR défend le parcours international de Macky Sall
Alioune Badara Coulibaly reproche à Seydi Gassama de minimiser le parcours international de l’ancien chef de l’État. Il estime que les critiques formulées contre Macky Sall traduisent une hostilité personnelle plutôt qu’une appréciation objective de sa candidature.
Le porte-parole de l’APR conteste également la posture du défenseur des droits humains. Selon lui, les prises de position de Seydi Gassama dépassent désormais la seule défense des droits fondamentaux et relèvent d’un affrontement politique.
Il affirme que les soutiens de Macky Sall entendent répondre à ces critiques en mettant en avant le bilan et le parcours de l’ancien président.
Le retrait de Macky Sall continue d’alimenter le débat
Cette confrontation intervient après l’annonce, le 17 octobre 2026, du retrait de Macky Sall de la course au poste de secrétaire général des Nations unies.
L’ancien président avait expliqué sa décision par les résultats des votes informels du Conseil de sécurité, qui semblaient favoriser une candidature issue d’Amérique latine et des Caraïbes, éventuellement portée par une femme.
Au Sénégal, cette décision continue de susciter des appréciations divergentes. Certains y voient un revers diplomatique, tandis que ses partisans défendent son parcours et son engagement international. Les échanges entre responsables politiques et acteurs de la société civile prolongent ainsi la controverse autour de cette candidature.
