Le président français Emmanuel Macron a dénoncé, vendredi 23 octobre 2026, un « attentat terroriste raciste » après une fusillade meurtrière à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Lors de son déplacement à Trappes, il a appelé les Français à l’unité et à combattre les discours de haine, alors que le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour des faits présumés à caractère terroriste.
Macron appelle à l’unité face à la haine raciste
En déplacement à Trappes, aux côtés d’élus locaux, Emmanuel Macron a qualifié la fusillade survenue dans les Yvelines de tournant pour la République française. Selon le chef de l’État, l’assaillant aurait agi sur la base d’une idéologie raciste et ciblé ses victimes en raison de leur couleur de peau ou de leur religion supposée.
L’attaque a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans, selon les déclarations présidentielles et les informations rapportées par les médias français. <Cite refs={[« turn519320search1″, »turn519320search6 »]} />
« Nous ne céderons rien, et nous n’avons rien à céder », a déclaré le président français, en réaffirmant que la discrimination raciale et religieuse n’avait pas sa place dans la République.
Emmanuel Macron a également exprimé le soutien de la nation aux victimes, à leurs familles et aux habitants des communes touchées, notamment Trappes et La Verrière. Il a salué l’intervention rapide des forces de sécurité, en particulier celle de la brigade anticriminalité, qui a permis l’interpellation du suspect.
Le président français met en garde contre les discours de haine
Au-delà de l’attaque, Emmanuel Macron a appelé à combattre les idées susceptibles d’encourager le racisme et les violences ciblées.
Interrogé sur les liens possibles entre cette fusillade, les tensions sociales et la progression des discours extrémistes, le chef de l’État a souligné la nécessité de laisser l’enquête établir les responsabilités et les circonstances précises des faits.
Il a toutefois estimé que certains discours présents dans l’espace public pouvaient contribuer à banaliser le racisme.
« La République, c’est l’unité et la concorde », a-t-il rappelé, invitant les Français à préserver la cohésion nationale et à refuser la peur comme la colère.
Le président a également rendu hommage aux élus, aux associations et aux enseignants pour leur rôle dans la préservation du vivre-ensemble.
Le Parquet national antiterroriste ouvre une enquête
Le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’affaire après les tirs en rafales survenus dans les rues de Trappes et de La Verrière, vendredi matin.
Les enquêteurs examinent notamment les qualifications d’assassinat et de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que celle d’association de malfaiteurs terroriste. Le dossier comprend également des investigations sur la détention d’une arme de catégorie A. <Cite refs={[« turn519320search0″, »turn519320search5 »]} />
Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, les victimes auraient été visées en raison de leur appartenance réelle ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion. Les motivations précises du suspect et l’existence d’éventuelles complicités restent à établir par l’enquête.
Un appel à la concorde républicaine
Face à la gravité des faits, Emmanuel Macron a exhorté les habitants des communes touchées à ne pas céder à la peur et à continuer de faire confiance aux institutions.
« Il n’y a pas un camp contre l’autre dans cette République », a-t-il insisté, plaidant pour une mobilisation collective contre le racisme et les discours susceptibles d’alimenter les violences.
Cette attaque relance le débat en France sur la prévention des violences à caractère raciste, la responsabilité des discours publics et la protection des populations ciblées. Les conclusions de l’enquête devront préciser les motivations du suspect et les circonstances exactes de la fusillade.
