À quelques jours des élections locales prévues le mercredi 4 novembre, les violences xénophobes persistent en Afrique du Sud, notamment à Durban. Face à la multiplication des incidents, le président Cyril Ramaphosa a précisé, mardi 27 octobre, les modalités du déploiement de 510 soldats dans la province du KwaZulu-Natal. Cette opération, qui doit se poursuivre jusqu’au 30 novembre, coûtera près de 34 millions de rands, soit environ 1,8 million d’euros.

L’armée mobilisée pour soutenir la police

En Afrique du Sud, les tensions xénophobes continuent de s’intensifier à l’approche des élections locales. La semaine dernière, une foule a battu à mort un ressortissant étranger à Durban, ville particulièrement touchée par ces violences.

Face à la multiplication des incidents depuis le début du mois, le président Cyril Ramaphosa a apporté, mardi 27 octobre, des précisions sur le déploiement de l’armée dans la province du KwaZulu-Natal. Selon les informations communiquées par la présidence sud-africaine au Parlement, cette opération devrait coûter près de 34 millions de rands, soit environ 1,8 million d’euros.

Au total, 510 soldats sont désormais déployés sur le terrain jusqu’au 30 novembre. Leur mission consiste à soutenir les forces de police en cas de nouveaux troubles. « Prêts à appuyer la police en cas de toute éventualité », a déclaré le porte-parole de la présidence.

Des violences déclenchées par une réforme sur l’asile

Le gouvernement a commencé à déployer les militaires le 9 octobre, dans un contexte marqué par de vives tensions autour de la politique migratoire. À cette date, les autorités ont dû mettre en œuvre une réforme des demandes d’asile à la suite d’une décision de la Cour constitutionnelle.

Cette mesure a provoqué d’importantes manifestations anti-migrants, principalement dans la région de Johannesburg et, surtout, à Durban. Au cours de ces rassemblements, des manifestants ont pillé des commerces et incendié des véhicules.

Face à l’ampleur des violences, les pouvoirs publics ont finalement fait marche arrière et retiré la circulaire concernée. Toutefois, cette décision n’a pas suffi à apaiser les tensions, poussant les autorités à maintenir leur dispositif de sécurité.

Les autorités veulent prévenir de nouvelles destructions

De son côté, le chef du gouvernement provincial issu de l’African National Congress (ANC) avait déjà défendu le recours à l’armée. Il avait expliqué que cette mesure visait à protéger Durban et sa région contre de nouvelles destructions.

Les autorités justifient ainsi ce déploiement par les difficultés rencontrées par la police, que les manifestants ont débordée à plusieurs reprises. Dans ce contexte, la présence des militaires doit permettre aux forces de l’ordre de mieux faire face à d’éventuels débordements, alors que le pays s’apprête à organiser ses élections locales le 4 novembre.

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