L’enquête sur l’affaire de l’appartement meublé de la Cité Mixta à Dakar a connu une nouvelle évolution. Les sept personnes arrêtées par la Division des investigations criminelles (DIC), dont deux femmes, ont été déférées au parquet ce mercredi.
Les mis en cause font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment incitation à la débauche, complicité, détournement de mineure et viols présumés sur une adolescente. Un élément supplémentaire a retenu l’attention des enquêteurs : des soupçons de transmission volontaire du VIH/sida visant certains membres du groupe.
Selon les informations relayées par la presse, trois des suspects seraient concernés par cette situation sanitaire, ce qui a conduit à l’ajout de cette qualification dans la procédure judiciaire.
L’affaire trouve son origine dans l’interpellation d’une adolescente de 15 ans à l’entrée du quartier. Originaire de Louga, elle aurait fugué de son domicile avant de se retrouver à Dakar. D’après ses déclarations, elle aurait été hébergée par l’un des suspects avant d’être conduite dans l’appartement incriminé, présenté par les enquêteurs comme un lieu servant à des activités illicites.
La mineure affirme avoir eu des relations avec l’un des accusés, qui conteste ces faits. Malgré ces dénégations, les éléments recueillis ont conduit les enquêteurs à transmettre l’ensemble du dossier à la justice.
Par ailleurs, le nom de l’animateur Pape Cheikh Diallo, déjà impliqué dans une autre procédure judiciaire, aurait été évoqué au cours de l’enquête, sans que les autorités ne donnent davantage de précisions à ce stade.
L’instruction se poursuit afin d’établir les responsabilités de chacun et de déterminer l’ampleur exacte des faits reprochés dans ce dossier sensible.
