Après plusieurs semaines de polémique autour des produits de la marque Softcare, les autorités sanitaires sénégalaises ont livré leurs conclusions. À l’issue d’une enquête menée par un comité interinstitutionnel, le gouvernement affirme qu’aucune matière périmée n’a été utilisée dans la fabrication des couches pour bébés et des serviettes hygiéniques de l’entreprise.
Une enquête ouverte face aux soupçons
La controverse autour des produits Softcare a suscité une vive inquiétude chez les consommateurs. En cause : des soupçons portant sur l’utilisation présumée de matières premières périmées dans la chaîne de production des couches pour bébés et des serviettes hygiéniques de la marque.
Face à l’ampleur de la polémique, les autorités ont rapidement lancé une enquête. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Dakar, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, a présenté les conclusions des investigations menées par un comité ad hoc interinstitutionnel.
Une mission d’inspection lancée début janvier
Les investigations ont débuté le 7 janvier dernier avec le déploiement d’une commission composée de représentants de l’Assemblée nationale ainsi que des ministères de la Santé, de l’Industrie et du Commerce.
Cette mission avait pour objectif d’effectuer une inspection complète des installations de l’usine et de vérifier la conformité des matières premières utilisées dans le processus de fabrication.
Les enquêteurs se sont notamment penchés sur plusieurs composants essentiels à la production, dont le polypropylène, la pâte de bois et le polyacrylate de sodium, afin de déterminer s’ils respectaient les normes sanitaires et industrielles en vigueur.
Un élément technique au cœur des conclusions
Au terme de leurs analyses, les membres du comité ont relevé un élément technique déterminant dans leur appréciation du dossier. Selon les autorités, un écart technique de seulement cinq millimètres a permis d’établir que les matières mises en cause ne correspondaient pas aux produits supposés périmés évoqués dans les accusations initiales.
Ce détail technique a ainsi conduit les autorités à écarter les soupçons visant l’industriel, mettant fin à la psychose qui s’était installée autour des produits Softcare.
Avec ces conclusions, le gouvernement entend rassurer les consommateurs et clore une controverse qui avait suscité de nombreuses interrogations sur la qualité et la sécurité des produits d’hygiène commercialisés sur le marché sénégalais.

