Après les frappes ciblées des États-Unis contre trois sites nucléaires stratégiques en Iran, Téhéran a réagi rapidement en lançant ce dimanche 22 juin des missiles contre Israël, visant notamment l’aéroport Ben Gourion et un centre de recherche biologique. Bien que des dégâts importants aient été constatés dans des quartiers résidentiels, les conséquences de cette riposte restent limitées : 16 blessés ont été recensés selon les autorités israéliennes.

Des bases américaines en ligne de mire

L’Iran pourrait étendre ses représailles en s’attaquant aux bases militaires américaines présentes dans la région. La base aérienne d’al-Udeid au Qatar, centre stratégique du commandement américain, ainsi que celles de Bahreïn et des Émirats arabes unis, sont des cibles potentielles. Les Gardiens de la Révolution ont d’ailleurs prévenu que des ripostes « inattendues » pourraient suivre.

Des capacités militaires affaiblies

Cependant, les récentes frappes israéliennes et les pertes subies par les alliés régionaux de l’Iran (Hamas, Hezbollah et Houthis) ont réduit sa marge de manœuvre. Le stock de missiles balistiques iraniens serait largement entamé et les entrepôts d’armement ciblés par Israël. Une attaque directe contre des bases ou des ambassades américaines entraînerait une escalade militaire dangereuse.

La tentation des actions terroristes

Face à la supériorité militaire américaine et israélienne, Téhéran pourrait recourir à des attaques indirectes. Les experts estiment que l’Iran pourrait activer des cellules terroristes contre des intérêts américains ou israéliens dans le monde, ciblant des sites civils vulnérables.

Une menace stratégique : le détroit d’Ormuz

L’autre levier majeur de Téhéran reste la menace de bloquer le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Une telle action pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie, mais priverait aussi l’Iran de ses propres revenus pétroliers, notamment issus de ses exportations vers la Chine, son principal partenaire économique.

Un calcul risqué

Si le régime iranien conserve des capacités de nuisance, ses options sont limitées par des considérations militaires, économiques et diplomatiques. Une riposte trop agressive pourrait isoler encore davantage Téhéran sur la scène internationale et déclencher une nouvelle série de frappes américaines.

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