Après une nouvelle frappe visant la centrale nucléaire de Bouchehr, la Russie a lancé une vaste opération d’évacuation de son personnel. Moscou condamne fermement ces attaques et alerte sur les risques croissants d’un incident nucléaire.

Samedi, la Russie a intensifié l’évacuation de ses ressortissants travaillant sur le site de Bouchehr, situé dans le sud de l’Iran. Au total, 198 employés supplémentaires ont quitté la zone à bord de bus en direction de la frontière arménienne.

Selon Alexeï Likhatchev, directeur général de Rosatom, cette opération constitue la plus importante évacuation de personnel russe depuis le début du conflit au Moyen-Orient.

Fait marquant, les bus ont quitté les lieux à peine vingt minutes après une nouvelle frappe visant les abords de la centrale.

Une centrale stratégique sous tension

La centrale de Bouchehr, en partie construite par la Russie, reste un site sensible où des techniciens russes participent toujours aux opérations.

Samedi, une frappe américano-israélienne a touché le secteur, causant la mort d’un agent de sécurité, selon des médias d’État iraniens. Il s’agit de la quatrième attaque visant cette zone depuis le début des hostilités déclenchées le 28 février.

Moscou dénonce et alerte sur les risques nucléaires

Face à cette escalade, Moscou hausse le ton. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, condamne « fermement » ces frappes et appelle à leur arrêt immédiat, notamment contre les installations nucléaires iraniennes.

De son côté, Alexeï Likhatchev met en garde contre une détérioration rapide de la situation. Il souligne que le risque de dommages graves, voire d’un incident nucléaire, augmente chaque jour.

Des évacuations déjà engagées depuis mars

En réalité, cette opération s’inscrit dans une série d’évacuations progressives. Dès les premiers jours du conflit, plusieurs dizaines de ressortissants russes avaient quitté le site.

Le 25 mars déjà, 163 employés avaient été évacués après une précédente frappe. Toutefois, Alexeï Likhatchev avait alors indiqué que certains techniciens resteraient sur place afin d’assurer la continuité des opérations essentielles.

En définitive, la multiplication des frappes autour de la centrale de Bouchehr accentue les inquiétudes internationales, alors que les risques liés à la sécurité nucléaire deviennent de plus en plus préoccupants.

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