Plus d’une semaine après le début des bombardements menés par Israël et les États-Unis contre l’Iran, plusieurs pays européens tentent d’évacuer leurs ressortissants coincés dans la région.
En Belgique, l’organisation des vols de rapatriement suscite des critiques, tandis que plus de 900 citoyens demandent leur évacuation.
Quatre vols organisés pour évacuer près de 600 personnes
Face à la crise sécuritaire au Moyen-Orient, les autorités belges ont mis en place une opération de rapatriement d’urgence. Au total, quatre vols doivent permettre le retour d’un peu moins de 600 ressortissants vers la Bruxelles.
Le premier appareil, un avion militaire, a décollé samedi soir de Mascate, capitale du Oman, avec environ 180 passagers à bord. De nombreux voyageurs ont rejoint cet aéroport par la route, notamment en bus, depuis différentes zones du Moyen-Orient.
L’appareil doit atterrir ce dimanche matin à Bruxelles après une escale technique en Égypte.
D’autres vols prévus depuis Dubaï
Deux autres avions militaires doivent également décoller ce dimanche depuis Dubaï, aux Émirats arabes unis. Selon le ministère belge des Affaires étrangères, ces vols permettront de rapatrier environ 200 personnes supplémentaires.
Un quatrième vol est également programmé dimanche soir. Contrairement aux précédents, il s’agit d’un vol charter affrété auprès de la compagnie Cyprus Airways pour transporter près de 180 passagers vers la Belgique.
Toutefois, l’organisation de ces évacuations reste particulièrement complexe. Les espaces aériens de la région ouvrent et ferment régulièrement en fonction de l’évolution du conflit et des tirs de missiles.
La participation financière des voyageurs suscite la controverse
Cette opération de rapatriement ne fait cependant pas l’unanimité. Plusieurs voyageurs belges bloqués dans la région ont exprimé leur mécontentement face au coût demandé pour rentrer au pays.
Les autorités belges exigent en effet une participation d’environ 600 euros par passager pour le trajet entre les Émirats arabes unis et la Belgique.
Face aux critiques, le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévost a tenu un discours ferme devant la Chambre des représentants de Belgique.
« La vocation du gouvernement belge n’est pas de se substituer à une agence de voyages, mais de sauver des vies », a-t-il déclaré, rappelant que des pays comme les Pays-Bas demandent également une contribution financière à leurs ressortissants.
Une opération dépendante de la situation sécuritaire
Enfin, les autorités préviennent que le programme de rapatriement reste hautement incertain. En raison de la situation militaire dans la région, les vols peuvent être modifiés, reportés ou annulés à tout moment.
Dans ce contexte instable, plusieurs centaines de ressortissants européens attendent encore une solution pour quitter la zone de conflit.
