Près de huit millions de Béninois se rendent aux urnes pour élire leur prochain président. Deux candidats s’affrontent dans un scrutin marqué par des enjeux de participation et de sécurité.
Deux candidats en lice
Les électeurs doivent départager Romuald Wadagni, soutenu par le camp présidentiel, et Paul Hounkpè, représentant du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE).
Le scrutin se déroule avec un bulletin unique présentant les deux binômes : d’un côté, Romuald Wadagni et la vice-présidente Mariam Talata ; de l’autre, Paul Hounkpè et Rock Hounwanou.
Des profils contrastés
À 49 ans, Romuald Wadagni, actuel ministre de l’Économie et des Finances, est considéré comme le dauphin du président Patrice Talon. Expert-comptable formé en France, il se présente pour la première fois à une présidentielle.
Face à lui, Paul Hounkpè, 56 ans, ancien maire de Bopa et ex-ministre sous Thomas Boni Yayi, incarne une opposition dite modérée.
La participation au cœur des enjeux
En baisse ces dernières années environ 50 % en 2021 contre 65
% en 2016 , il constitue un indicateur clé de la légitimité du futur président.
L’absence de candidat du parti Les Démocrates, faute de parrainages, pourrait également influencer la mobilisation électorale.
Un scrutin sous haute sécurité
Les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire pour garantir le bon déroulement du vote, notamment dans les zones sensibles du nord du pays. Les forces de défense et de sécurité sécurisent les bureaux de vote et assurent le transport des urnes en mobilisant leurs effectifs.
Cette élection présidentielle constitue l’ultime étape du cycle électoral au Bénin, dont les prochaines échéances auront lieu dans sept ans.

