Dans un rapport publié le 20 mars, Francesca Albanese affirme qu’Israël recourt de manière systématique à la torture contre les Palestiniens, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques.
Des accusations graves et étayées
Dans son nouveau rapport, la rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés affirme qu’Israël utilise la torture à grande échelle contre des détenus palestiniens. Elle considère que ces pratiques traduisent « une vengeance collective » et révèlent « une intention destructrice ».
En effet, elle souligne que les Palestiniens détenus subissent, depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, des abus physiques et psychologiques d’une « brutalité exceptionnelle », un événement qui a déclenché la guerre à Gaza.
Un rapport appuyé par de nombreux témoignages
Intitulé « Torture et génocide », le document analyse les pratiques israéliennes dans les territoires occupés. Pour étayer ses conclusions, Francesca Albanese s’appuie sur plus de 300 témoignages recueillis auprès de diverses organisations.
Par ailleurs, elle condamne sans ambiguïté toutes les formes de torture, y compris celles commises par des groupes armés palestiniens. Toutefois, elle choisit de concentrer son rapport sur la conduite d’Israël.
Une experte au cœur de controverses
Cependant, ces accusations s’inscrivent dans un contexte polémique. Plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, appellent récemment à sa démission après des déclarations jugées controversées lors d’un forum à Doha.
De son côté, Francesca Albanese rejette ces critiques et dénonce « de fausses accusations » ainsi qu’une « manipulation » de ses propos.
Israël rejette fermement les accusations
En réaction, la mission israélienne à Genève accuse la rapporteuse de poursuivre « un agenda obsessionnel et haineux visant à délégitimer l’État d’Israël ». Elle conteste ainsi fermement les conclusions du rapport.
Une présentation attendue à l’ONU
Enfin, Francesca Albanese doit présenter officiellement son rapport devant le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies. Cette intervention pourrait raviver les tensions diplomatiques autour du conflit au Moyen-Orient et relancer le débat sur le respect des droits humains dans la région.
