La récente tentative de coup d’État déjouée en avril 2025 met en lumière les défis politiques et sécuritaires auxquels le Burkina Faso est confronté. Alors que le pays se prépare à des assises nationales, l’avenir de la transition dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré reste incertain.

Le 21 avril 2025, les autorités burkinabè ont annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’État impliquant des militaires dissidents et des groupes terroristes. Selon le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, le complot visait à semer le chaos et à s’emparer du pouvoir . Cette énième tentative souligne la fragilité de la situation politique du pays, dirigé par une junte militaire depuis le renversement du président Roch Marc Christian Kaboré en janvier 2022.

En réponse à cette menace, le capitaine Ibrahim Traoré a renforcé son dispositif de sécurité en sollicitant l’aide du Tchad, qui a envoyé un contingent de plus de 200 hommes . Parallèlement, des manifestations de soutien au régime ont été organisées à Ouagadougou, rassemblant plusieurs milliers de personnes .

Malgré ces démonstrations de force, le pays reste confronté à une insécurité persistante. Plus de 60 % du territoire échappe au contrôle de l’État, et plus de 2,1 millions de personnes sont déplacées en raison des violences liées aux groupes djihadistes . es les 25 et 26 mai 2025 à Ouagadougou pour décider de la suite à donner à la transition, initialement prévue pour s’achever le 1er juillet 2024 . Ces rencontres réuniront des représentants de la société civile, des partis politiques et des forces de défense et de sécurité.

L’avenir du Burkina Faso dépendra de la capacité de ses dirigeants à restaurer la sécurité, à engager un dialogue inclusif et à organiser des élections libres et transparentes. La communauté internationale, quant à elle, observe avec attention l’évolution de la situation dans ce pays stratégique du Sahel.


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