Réuni à Dar es Salaam, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a exposé au grand jour ses divisions internes. En l’absence du secrétaire général Véron Mosengo-Omba, dont le mandat a expiré, plusieurs dirigeants réclament son départ, tandis que deux successeurs potentiels se positionnent déjà en coulisses.
Un mandat expiré au cœur des crispations
Vendredi, les membres du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) se sont retrouvés à Dar es Salaam, en Tanzanie, dans un climat tendu.
Au centre des débats, ils ont examiné la situation administrative de Véron Mosengo-Omba, secrétaire général et proche collaborateur du président Patrice Motsepe. Officiellement absent pour des raisons familiales, le dirigeant suisso-congolais fait néanmoins face à une contestation ouverte.
En effet, son mandat a expiré depuis octobre 2025. Plusieurs membres du comité exécutif exigent désormais son renvoi ou sa démission immédiate, estimant que la situation ne peut plus perdurer.
Un contexte judiciaire et éthique sensible
À cette échéance contractuelle s’ajoute un contexte délicat. Si la justice suisse a relaxé le secrétaire général dans une affaire de soupçons de blanchiment, la commission d’audit et de conformité de la CAF a, de son côté, recommandé une suspension provisoire.
Ainsi, même blanchi sur le plan judiciaire, le dirigeant reste fragilisé sur le plan institutionnel. Cette dualité alimente la défiance d’une partie des décideurs du football africain.
Motsepe temporise, la succession s’organise
Face à la fronde, Patrice Motsepe adopte une position prudente. Il défend publiquement son collaborateur tout en renvoyant la décision finale aux règles internes de gouvernance. « Nous prendrons la meilleure décision possible, en tant que CAF, concernant nos employés », a-t-il affirmé.
Cependant, en coulisses, plusieurs acteurs anticipent déjà un changement. Deux profils émergent nettement. D’un côté, Samson Adamu, actuel responsable des compétitions de la CAF, bénéficierait d’un soutien interne. De l’autre, Gilson Fernandes, cadre de la Fédération internationale de football association (FIFA), disposerait de l’appui de l’instance mondiale.
Un équilibre institutionnel en jeu
Au-delà d’un simple remplacement, cette possible succession révèle des rapports de force plus larges entre la CAF et la FIFA. Le choix du futur secrétaire général pourrait redéfinir l’équilibre institutionnel du football africain.
En attendant une décision officielle, la CAF traverse une phase d’incertitude où gouvernance, légitimité et influences internationales s’entremêlent étroitement.

