La polémique enfle autour de l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique des nations féminine. Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a vivement critiqué le Maroc et affirmé que son pays est prêt à accueillir la compétition.
Pretoria hausse le ton
La tension monte autour de l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique des nations féminine.
Lors d’une conférence de presse, le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a livré une sortie particulièrement offensive visant le Maroc, pressenti pour accueillir la compétition.
Le ministre a clairement mis en doute la capacité du royaume à organiser le tournoi dans les délais requis.
« Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN féminine après une CAN réussie, qu’il le fasse. S’il ne l’est pas, nous avons des stades et des infrastructures », a-t-il déclaré.
« Nous ne nous laisserons pas prendre en otage »
Le ton est ensuite monté d’un cran.
Le ministre sud-africain a affirmé que son pays ne tolérera aucune incertitude dans l’organisation du tournoi.
« Nous ne nous laisserons jamais prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous », a-t-il lancé.
Cette déclaration a rapidement suscité de nombreuses réactions dans les milieux sportifs africains, en raison de sa fermeté et de ses implications diplomatiques.
Le Sénégal évoqué dans la polémique
Dans son intervention, Gayton McKenzie a également évoqué le Sénégal.
Il a fait référence à la victoire des Lions de la Teranga lors de la Coupe d’Afrique des nations 2021, remportée en 2022.
« Est-ce que tout le monde doit souffrir parce que le Sénégal a gagné la CAN masculine ? », a-t-il interrogé.
Selon lui, certaines décisions liées à l’organisation pourraient être influencées par des considérations extra-sportives.
Ces propos risquent d’alimenter la controverse, d’autant que la Confédération africaine de football n’a pas encore clarifié définitivement la situation.
L’Afrique du Sud se positionne
Face aux incertitudes, le ministre a insisté sur la disponibilité de son pays.
Il affirme que l’Afrique du Sud est prête à prendre le relais immédiatement si nécessaire.
Le pays dispose déjà d’infrastructures modernes et d’une expérience solide dans l’organisation de compétitions internationales.
Cette sortie traduit la volonté de Pretoria de peser dans le dossier et d’éviter toute incertitude pour les sélections nationales.
La polémique met en lumière les enjeux politiques et stratégiques entourant désormais l’organisation des grandes compétitions africaines. La réaction officielle de la CAF et la position définitive du Maroc sont désormais très attendues.
