La perspective d’une candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies ravive le débat politique au Sénégal. Le journaliste Madiambal Diagne analyse les implications diplomatiques et internes du choix du président Bassirou Diomaye Faye de se faire représenter au sommet de l’Union africaine.

Une décision diplomatique scrutée de près

Le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne a relancé la controverse autour d’une éventuelle candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU. Dans une publication sur Facebook, reprise par le quotidien Les Échos, le fondateur de Le Quotidien s’est attardé sur la décision du président Bassirou Diomaye Faye de déléguer le Premier ministre Ousmane Sonko au sommet de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février à Addis-Abeba.

Pour Madiambal Diagne, ce choix dépasse le simple cadre protocolaire et s’inscrit dans une séquence politique à forts enjeux.

L’option de l’évitement présidentiel

Selon le journaliste, une première lecture suggère une stratégie d’évitement. En se faisant représenter, le chef de l’État pourrait chercher à ne pas assumer personnellement une éventuelle prise de position du Sénégal en faveur de son prédécesseur devant les autres dirigeants africains.

Une posture prudente, qui permettrait à Bassirou Diomaye Faye de préserver une neutralité diplomatique sur un dossier politiquement sensible.

Un piège politique pour Ousmane Sonko

À l’inverse, Madiambal Diagne évoque une seconde hypothèse plus délicate. En confiant cette mission à Ousmane Sonko, le président associerait directement son Premier ministre à une éventuelle décision favorable à Macky Sall.

Un scénario risqué, estime le journaliste, dans la mesure où la base militante de Pastef demeure largement hostile à l’ancien président. Une telle implication pourrait raviver des tensions internes et fragiliser l’équilibre politique au sein du pouvoir en place.

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