Lancé à Ziguinchor le 20 mai 2025, le projet « Déminage pour le développement en Casamance » vise à dépolluer près de 70 000 m² de terres. Financé par l’Inde à hauteur d’1 million de dollars, il ambitionne de relancer le développement local et de sécuriser les zones à risque.
Un financement indien pour un objectif humanitaire
Le gouvernement indien, via le Fonds Inde-Nations Unies pour le partenariat au développement, a financé ce projet à hauteur d’1 million de dollars US (environ 575,5 millions FCFA).
L’objectif : éliminer mines et restes explosifs de guerre sur 69 596 m² de terres en Casamance.
Réinsérer les populations et relancer le développement
Le projet vise à restituer les terres aux populations, favoriser le retour des déplacés, et soutenir la réinsertion sociale.
Il contribuera à la reconstruction du tissu social et à la relance des activités économiques.
Cinq villages déjà bénéficiaires
La ministre Yacine Fall a présidé la cérémonie de restitution officielle des terres de cinq villages de Niassya :
- Baséré
- Dar Salam
- Kadiéné
- Kourére
- Édiouma
Elle a salué l’apport de l’Inde et rappelé que les engins explosifs freinent tout développement.
Des résultats déjà tangibles
Selon Yacine Fall, l’État a déjà :
- déminé 54 localités dans 11 communes
- dépollué 2 203 975 m² de terres
- détruit 504 engins explosifs
Mais la ministre prévient : l’effort doit se poursuivre pour atteindre l’objectif d’un « Sénégal sans engin explosif » d’ici mars 2026, comme prévu par la Convention d’Ottawa.
Un projet aux multiples retombées
Arlette Nvondo, représentante du Système des Nations Unies, a souligné l’impact du projet sur :
- la paix et la stabilité
- la gestion des ressources naturelles
- l’insertion des jeunes, des femmes, des déplacés et des personnes handicapées
- l’entrepreneuriat rural et périurbain
Une mobilisation diplomatique
La cérémonie s’est tenue en présence :
- du gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine
- de plusieurs ambassadeurs et diplomates (États-Unis, Japon, Union européenne)
