La troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc-3) s’est ouverte ce dimanche 9 juin 2025 à Nice, en France. Coorganisé par la France et le Costa Rica, ce sommet mondial réunit 63 chefs d’État et de gouvernement. Une attention particulière est portée aux enjeux majeurs qui concernent l’Afrique face aux défis océaniques.
Une conférence mondiale pour un océan unique
L’intitulé de l’Unoc-3 pourrait prêter à confusion, car il ne s’agit pas des « océans » au pluriel. Cette conférence porte sur l’océan mondial, un bien commun essentiel à l’équilibre climatique et à la biodiversité.
Parmi les objectifs prioritaires figure la ratification du traité sur la haute mer par au moins 60 pays, condition indispensable pour son entrée en vigueur après de longues années de négociations.
L’Afrique au cœur des enjeux
Pour les pays africains à façade maritime – du Bénin au Maroc, en passant par le Sénégal ou l’Afrique du Sud – les enjeux sont multiples et urgents. Le recul du trait de côte, aggravé par la montée des eaux, menace des millions de vies et d’activités économiques. De nombreuses délégations africaines espèrent ainsi des engagements financiers concrets pour soutenir leurs efforts d’adaptation.
Pêche, pollution et protection des ressources
Autre point sensible : la pêche, pilier économique pour de nombreuses communautés côtières africaines. La surpêche, la raréfaction des stocks et la pêche illégale sont des fléaux qui appellent des réponses fermes. La création ou l’extension d’aires marines protégées figure parmi les pistes de solution mises en avant lors des discussions.
La pollution marine, notamment plastique, représente un défi majeur. Bien qu’aucune décision formelle ne soit attendue à Nice sur ce sujet, l’Unoc-3 devrait permettre de faire avancer les négociations en cours sur un traité international de lutte contre les déchets plastiques, dont l’aboutissement est espéré d’ici l’été.
Un rendez-vous stratégique pour le continent
Pour l’Afrique, cette conférence est bien plus qu’un sommet symbolique : c’est une tribune pour faire entendre sa voix, défendre ses intérêts et revendiquer une place centrale dans les politiques mondiales de protection des océans. Dans un contexte de dérèglement climatique et de pressions croissantes sur les ressources marines, l’Afrique cherche à transformer ses vulnérabilités en leviers de coopération internationale.
