Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, des experts de l’ONU alertent sur les conséquences potentielles pour le Sénégal.
Selon un rapport consulté par Libération, le pays pourrait faire face à des perturbations majeures de ses approvisionnements en produits essentiels.
Le détroit d’Ormuz au cœur des inquiétudes
Les experts pointent un risque majeur lié à une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite plus de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial.
Une telle situation pourrait fortement perturber les marchés énergétiques internationaux et affecter directement les économies dépendantes des importations, comme le Sénégal.
Un risque de choc inflationniste
Le rapport souligne que le Sénégal reste exposé à un choc inflationniste externe.
Les principales conséquences attendues :
- hausse des prix de l’énergie
- augmentation du coût des denrées alimentaires
- renchérissement des intrants productifs
Un choc pétrolier prolongé pourrait également alourdir la facture énergétique et relancer les tensions inflationnistes, malgré une récente tendance à la baisse.
Des secteurs clés particulièrement vulnérables
Plusieurs secteurs stratégiques pourraient être fortement impactés, notamment :
- le transport
- la pêche
- l’agriculture
- l’industrie
- le BTP
Ces activités dépendent largement des importations (carburants, engrais, lubrifiants, fret et assurances maritimes).
Les recommandations de l’ONU
Les experts appellent les autorités à adopter une réponse équilibrée reposant sur :
- la discipline budgétaire
- la sécurisation des approvisionnements essentiels
- la protection des droits économiques et sociaux des populations
Des risques sociaux et politiques en cas d’inaction
À défaut de mesures adaptées, l’ONU met en garde contre :
- une érosion du pouvoir d’achat
- une montée des tensions sociales
- une instabilité politique
- une perte de confiance dans les institutions
