L’Union africaine exprime une vive préoccupation après les frappes américaines menées avec Israël contre l’Iran. Par la voix de son président de Commission, Mahmoud Ali Youssouf, l’organisation appelle à une désescalade urgente et au respect du droit international.

L’UA sonne l’alarme

Le contexte sécuritaire au Moyen-Orient suscite une inquiétude croissante au-delà de la région. En effet, à la suite des frappes militaires menées par les États-Unis en coordination avec les forces israéliennes sur le territoire de la République islamique d’Iran, l’Union africaine (UA) a officiellement réagi.

Ainsi, le président de la Commission de l’UA, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, qualifie cette action d’« intensification grave des hostilités ». Selon les informations rapportées par Emedia, il lance un appel pressant à la retenue et à une désescalade immédiate.

Par ailleurs, le dirigeant panafricain insiste sur la nécessité pour toutes les parties impliquées de se conformer strictement au droit international ainsi qu’à la Charte des Nations unies.

Des risques mondiaux aux répercussions africaines

Dans le même temps, l’Union africaine exprime une inquiétude particulière quant aux conséquences potentielles de cette escalade. Le président de la Commission met notamment en garde contre une aggravation de l’instabilité mondiale.

Plus précisément, trois secteurs sont jugés vulnérables :

  • les marchés de l’énergie ;
  • la sécurité alimentaire ;
  • la résilience économique.

Notre rédaction note que ces menaces pourraient frapper de manière disproportionnée le continent africain, déjà fragilisé par plusieurs crises sécuritaires et contraintes financières.

La voie diplomatique privilégiée

Face à ces risques, l’Union africaine exhorte les acteurs internationaux à privilégier la voie du dialogue. En outre, Mahmoud Ali Youssouf met en avant les efforts de médiation actuellement facilités par le Sultanat d’Oman.

Selon lui, ces initiatives diplomatiques restent essentielles pour préserver un ordre international fondé sur des règles.

Oman, acteur clé de la médiation régionale

D’ailleurs, le rôle du Sultanat d’Oman s’est récemment illustré sur le plan stratégique. Lors de la riposte de Téhéran contre plusieurs bases américaines dans le Golfe, le pays a été le seul membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG) épargné par les tirs iraniens.

Ce positionnement confirme son statut d’interlocuteur de liaison historique dans la région.

Un plaidoyer final pour la paix

En conclusion, le président de la Commission de l’UA réaffirme une position constante : la paix durable ne peut s’obtenir par la force militaire.

Au contraire, insiste-t-il, seule la diplomatie demeure la voie crédible pour désamorcer les tensions et restaurer la stabilité internationale.

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