En marge de la 96e Ziarra générale de Serigne Babacar Sy, le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a mis en garde contre une crise énergétique imminente. En cause : les tensions persistantes au Moyen-Orient, qui pourraient entraîner une hausse prochaine des prix du carburant au Sénégal.
Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a tiré la sonnette d’alarme le 12 avril 2026. En évoquant la situation géopolitique au Moyen-Orient, il a souligné ses répercussions directes sur l’économie nationale.
« Ce qui se passe au Moyen-Orient nous intéresse parce que cela a une incidence sur notre niveau de vie », a-t-il déclaré. En effet, cette instabilité affecte les marchés énergétiques mondiaux et, par conséquent, les pays importateurs comme le Sénégal.
Dans cette dynamique, plusieurs pays de la sous-région ont déjà pris des mesures. Le ministre cite notamment la Mauritanie, la Guinée et la Gambie, qui ont procédé à une révision des prix des hydrocarbures. « Il est clair qu’une crise énergétique s’annonce », a-t-il insisté.
Des prix maintenus grâce aux efforts de l’État
Pour l’heure, le Sénégal parvient à contenir l’impact de cette crise. Selon Mouhamadou Bamba Cissé, cette stabilité relative s’explique par les efforts consentis par l’État.
« Nous ne ressentons pas encore l’impact de la guerre. Ceci est dû aux efforts du gouvernement du Sénégal », a-t-il affirmé. En réalité, les autorités continuent de subventionner les produits pétroliers afin de préserver le pouvoir d’achat des populations.
Cependant, cette stratégie pourrait atteindre ses limites face à la pression internationale.
Un risque de hausse à court terme
Malgré ces mesures de soutien, le ministre prévient qu’un changement de situation pourrait intervenir rapidement. « Un basculement peut se faire dans quelques jours », a-t-il averti.
Il précise également que, dans un contexte normal, les prix du carburant auraient déjà dû être revus à la hausse depuis deux semaines. Cette déclaration laisse entrevoir une augmentation imminente, en fonction de l’évolution de la conjoncture internationale.
Ainsi, entre efforts de stabilisation et contraintes extérieures, le Sénégal se trouve à la croisée des chemins, confronté à une pression énergétique qui pourrait se traduire, à court terme, par une hausse des prix à la pompe.

