Dakar, 13 jan (APS) – Le musée Théodore Monod de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) accueille une exposition intitulée « Làmb-demb ak tay : sampou rek ! », qui retrace l’histoire de la lutte sénégalaise à travers des documents d’archives. L’événement met en lumière les différentes étapes de l’évolution de cette discipline emblématique, depuis ses racines rurales jusqu’à sa transformation en phénomène sportif et culturel majeur.
Au fil des années, la lutte sénégalaise s’est imposée comme un véritable business. Grâce à une médiatisation croissante, elle est aujourd’hui l’une des disciplines sportives les plus attractives pour la jeunesse sénégalaise.
Le vernissage de l’exposition s’est tenu lundi au musée Théodore Monod, sous la présidence du secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, Bakary Sarr, en présence du premier conseiller de l’ambassade de France au Sénégal, Florian Blazy.
Figures emblématiques et dimension mystique mises en valeur
L’exposition met en exergue les grandes figures de la lutte sénégalaise, le quotidien des lutteurs, la dimension mystique de la discipline ainsi que l’engouement populaire qu’elle suscite à travers le pays.
Les visiteurs découvrent les origines de la lutte sénégalaise grâce à des archives sonores et iconographiques issues de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS), de la direction de la Cinématographie et de l’Audiovisuel, ainsi que de l’IFAN.
Une discipline au cœur de l’identité culturelle
Ces documents permettent également de mieux comprendre la portée culturelle de la lutte. L’exposition met en avant des éléments identitaires forts, tels que le bàkku, danse codifiée exécutée par le lutteur avant le combat, les chants traditionnels, ainsi que les pagnes et objets rituels qui composent l’arsenal du lutteur.
À travers cette immersion historique et culturelle, « Làmb-demb ak tay : sampou rek ! » célèbre la lutte sénégalaise comme un patrimoine vivant, à la croisée du sport, de la tradition et de l’identité nationale.

Dakar, 13 jan (APS) – L’exposition « Làmb-demb ak tay : sampou rek ! » permet aux visiteurs de plonger dans l’histoire de la lutte sénégalaise, des indépendances à nos jours, à travers des photos, des portraits et des objets muséographiques.
Les spectateurs peuvent admirer des clichés de lutteurs emblématiques tels que Falaye Baldé, immortalisé aux côtés de Mame Gorgui Ndiaye lors d’une séance de lutte organisée pour les délégations de la conférence de l’OUA en 1963. L’exposition présente également le portrait de Mbaye Guèye (1946-2021), surnommé le Tigre de Fass, ainsi que les biographies de légendes comme Abdourahmane Ndiaye “Falang” (1912-2005), Double Less, Yékini, Manga 2 et Modou Lo, actuel roi des arènes sénégalaises.
Les objets muséographiques de l’IFAN complètent le parcours : une arène reconstituée, des calebasses de voyance de Selbé Dom, des photos de Baye Niass, un tee-shirt de Mohamed Ndao Tyson, des tam-tam et d’autres éléments rituels plongent le visiteur dans l’univers culturel et spirituel de la discipline.
Pour le secrétaire d’État à la Culture, Bakary Sarr, l’exposition rend hommage à une pratique ancestrale qui, au-delà de la compétition, reflète la richesse des cultures et des racines sénégalaises. « La lutte est plus qu’un sport au Sénégal, c’est un art, une traduction vivante, une véritable école de la vie », a-t-il affirmé.
Selon lui, cette discipline constitue un élément fondamental de l’identité nationale, un creuset où se forgent les valeurs de courage, de respect, de discipline et de solidarité.

Selon Christine Busset, co-commissaire et scénographe, les décors évoquent non seulement la lutte mais aussi la vie au village, car la pratique de ce sport était intimement liée aux travaux champêtres. « Nous avons voulu illustrer tous ces aspects à travers les archives », explique-t-elle. Pour les éléments pour lesquels aucune archive n’existe, des décors ont été créés, comme ce salon d’époque, où les habitants regardaient les combats à la télévision ou écoutaient la radio.
Ndèye Mané Touré, co-commissaire chargée de production, souligne que cette exposition est le fruit d’un travail collectif, rassemblant divers fonds documentaires et audiovisuels issus des institutions partenaires du projet Fesël, dédié à la préservation et à la valorisation du patrimoine audiovisuel et cinématographique sénégalais. Une journée de réflexion sur les « Archives visuelles : sources, usages et création » a précédé l’inauguration, renforçant le lien entre recherche et diffusion culturelle.
Le journaliste Pape Mady Diop, représentant de la Radiotélévision sénégalaise, insiste sur l’importance des archives : « À travers ces images, nous transmettons toute une mémoire collective, un héritage culturel et identitaire aux générations futures. »
L’exposition met en lumière des photos et objets emblématiques, dont Falaye Baldé, Mbaye Guèye, surnommé le Tigre de Fass, Yékini, Manga 2, Modou Lo, ainsi que des éléments rituels comme des tam-tam, des calebasses de voyance ou des tee-shirts de lutteurs célèbres.
Pour le secrétaire d’État à la Culture, Bakary Sarr, « la lutte est plus qu’un sport au Sénégal, c’est un art, une école de la vie », et elle incarne « le courage, le respect, la discipline et la solidarité ».
Cette exposition, prévue jusqu’au 12 février 2026, sera également présentée lors des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), qui se dérouleront au Sénégal du 31 octobre au 13 novembre 2026, permettant ainsi de partager ce patrimoine avec un public international.

