Les sachets en plastique continuent d’envahir les rues, les marchés et les cours d’eau. Malgré les lois en vigueur, la gestion des déchets plastiques reste un défi majeur pour les autorités et les citoyens.
Dans les grandes villes comme Dakar, Thiès ou Saint-Louis, mais aussi dans les zones rurales, le plastique est partout. Il bouche les caniveaux, pollue les sols et étouffe les animaux. Pourtant, le Sénégal a interdit l’usage des sachets plastiques fins depuis 2020, dans le cadre d’une loi qui visait à réduire l’impact de ces déchets sur l’environnement.
Mais dans les faits, la pollution plastique ne faiblit pas. Les marchés sont encore remplis de sachets noirs, les vendeurs ambulants les utilisent au quotidien, et peu de sanctions sont réellement appliquées. Résultat : les déchets plastiques s’accumulent et aggravent les inondations, les maladies et la dégradation des écosystèmes.
Selon des experts en environnement, un changement profond de comportement est nécessaire. Les citoyens doivent être mieux informés sur les dangers du plastique à usage unique, et des alternatives doivent être accessibles et bon marché. Des solutions existent : sachets biodégradables, paniers traditionnels, contenants réutilisables…
Les autorités, de leur côté, doivent renforcer le tri, la collecte et le recyclage. Plusieurs initiatives locales montrent qu’il est possible de transformer les déchets plastiques en pavés, en matériaux de construction ou en objets utiles. Ces projets méritent d’être soutenus et étendus à l’échelle nationale.
Protéger l’environnement, c’est aussi protéger notre santé, notre agriculture et notre avenir. Le combat contre les déchets plastiques doit être une priorité partagée par tous : État, collectivités, entreprises et citoyens.
