Une décision tranchée contre le recours
La Cour de la CEDEAO a rejeté le recours de Khalifa Sall et huit autres opposants.
Ces derniers contestaient les décrets présidentiels à l’origine des législatives anticipées.
La juridiction a rendu sa décision définitive le 17 mai 2025.
Elle a confirmé sa compétence et déclaré la requête recevable dans un premier temps.
Cependant, elle a rejeté les accusations sur le fond.
Une absence de preuves suffisantes
Les plaignants dénonçaient une atteinte à leurs droits civils et politiques.
Ils visaient les décrets de dissolution de l’Assemblée et d’organisation du scrutin.
La Cour a estimé que les preuves fournies ne suffisaient pas.
Elle n’a constaté aucune violation des droits civils selon les normes régionales.
Ainsi, elle a rejeté l’ensemble des griefs avancés par les opposants.
Un revers pour l’opposition sénégalaise
Parmi les requérants figuraient Khalifa Sall, Pape Djibril Fall et Thierno Bocoum.
Ils accusaient l’exécutif de contourner les règles démocratiques établies.
La dissolution était perçue comme une tentative de neutralisation politique.
Cette décision met fin à un bras de fer juridique très médiatisé.
Une victoire politique pour l’exécutif
Le gouvernement a justifié sa décision par un besoin de cohérence politique.
Il invoquait une gouvernance efficace dans un contexte de transition nationale.
Avec cet arrêt, la Cour valide de fait l’action du président de la République.
L’exécutif gagne ainsi en légitimité sur la scène politique régionale.
Une affaire qui pourrait rebondir
Malgré cette décision, l’opposition n’exclut pas d’autres recours ou mobilisations.
Un dialogue politique est d’ailleurs prévu pour revoir le système institutionnel.
La bataille juridique pourrait donc laisser place à un combat politique.
Les prochains mois seront cruciaux pour l’avenir démocratique du Sénégal.

