Les électeurs de Djibouti ont largement renouvelé leur confiance au président sortant Ismaïl Omar Guelleh, réélu avec 97,81 % des suffrages. Un scrutin jugé sans véritable enjeu par l’opposition, qui a majoritairement boycotté le vote.

Une victoire écrasante sans surprise

Ismaïl Omar Guelleh remporte sans difficulté l’élection présidentielle organisée le vendredi 10 avril. Selon les résultats officiels publiés par le ministère de l’Intérieur, il recueille 97,81 % des voix, contre 2,19 % pour son unique adversaire, Mohamed Farah Samatar.

Au total, près de 256 000 électeurs étaient appelés aux urnes pour départager les deux candidats. Ces résultats doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel.

Un scrutin calme mais contesté

Les autorités saluent toutefois le bon déroulement du vote. Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Bahnan Ali Maidal, évoque une participation satisfaisante et une journée électorale marquée par l’absence d’incidents.

De son côté, le président sortant, qui a voté dans la capitale Djibouti, affiche sa confiance quant à l’issue du scrutin et espère une adhésion massive autour de sa candidature.

Une opposition marginalisée

Face à lui, Mohamed Farah Samatar, leader du Centre des démocrates unifiés, peine à s’imposer. Peu connu du grand public et sans véritable implantation politique, il n’a pas réussi à inquiéter le président sortant, au pouvoir depuis 27 ans.

Surtout, les principaux partis d’opposition, dont l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) et le Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), ont choisi de boycotter l’élection. Ils dénoncent un processus électoral verrouillé, dépourvu de transparence et dominé par l’appareil d’État.

Des appels à une transition démocratique

Dans ce contexte, l’opposition réclame une « transition démocratique négociée » sous l’égide de la communauté internationale. Elle conteste la crédibilité du scrutin et appelle à des réformes en profondeur du système électoral.

Malgré ces critiques, Ismaïl Omar Guelleh entame ainsi un sixième mandat à la tête du pays, consolidant encore davantage son long règne à la présidence de Djibouti.

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