Une pirogue transportant près de 200 migrants a chaviré au large de Ngazobil, dans la commune de Joal. Le bilan provisoire est lourd. Douze personnes ont perdu la vie. Trente et une ont été secourues. Plus de 100 passagers sont portés disparus, dont plusieurs enfants. Ce drame relance le débat sur l’émigration irrégulière par la mer.

Au départ, l’embarcation a quitté Diamaguène, dans les îles du Saloum. Elle devait rallier l’Espagne. À bord, se trouvaient des migrants originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Parmi eux, des Sénégalais, Gambiens, Maliens et Guinéens, rapporte L’Observateur.

Selon les premières informations, chaque passager a payé jusqu’à 400 000 francs CFA pour ce voyage clandestin. Cependant, après plusieurs jours en mer, la pirogue a affronté une forte houle. Très vite, la situation est devenue critique.

La panique à l’origine du naufrage

D’après le témoignage d’une rescapée gambienne, cité par le Groupe Futurs Médias, la panique a accéléré le drame.
« Avant même que la pirogue ne se renverse, plusieurs hommes se sont jetés à l’eau dans un instinct de survie », raconte-t-elle.

Ensuite, ce mouvement de foule, combiné à des vagues violentes, a provoqué le retournement de l’embarcation. Le chavirement est survenu aux environs de 4 heures du matin. De nombreux passagers ont alors été projetés dans l’océan.

Réaction du chef de l’État

Par ailleurs, en déplacement en Casamance dans le cadre d’une tournée économique, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé sa compassion aux familles des victimes.

Enfin, le chef de l’État a réaffirmé l’engagement des autorités. Il a insisté sur la nécessité de protéger les vies humaines et de s’attaquer aux causes profondes de l’émigration irrégulière.
« Ces instants rappellent la responsabilité qui est la nôtre de protéger les vies et de renforcer l’espérance sur l’ensemble du territoire », a-t-il déclaré.

Ce nouveau drame met une fois de plus en lumière les dangers de la migration clandestine par voie maritime et l’urgence de solutions durables face à ce phénomène.

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