Le gouvernement a répondu à trois questions écrites portant sur l’affaire DIDACTIKOS, le paiement des indemnités dans certains lycées et la situation de l’école élémentaire de Keur Abdou Diaffe à Nioro. Le ministre de l’Éducation nationale a apporté des précisions et annoncé des mesures correctrices pour protéger les élèves et leurs parents.

S’agissant du dossier relatif aux manuels scolaires, le ministre de l’Éducation nationale a tenu à lever toute ambiguïté : l’affaire concerne la maison d’édition DIDACTIKOS et non la librairie DIDACTIKA.

Il a rappelé avec fermeté que « aucun éditeur n’a le droit de changer l’année d’édition ainsi que les contenus référentiels des manuels durant les cinq (5) ans que dure leur agrément ». Cette précision vise à empêcher toute pratique susceptible d’imposer aux parents l’achat répété de nouveaux manuels en dehors du cadre réglementaire.

Pour éviter toute pression financière sur les ménages, le ministère envisage de mettre à jour, dans les meilleurs délais, la liste des manuels agréés avant la signature des protocoles d’Entente d’Agrément avec les éditeurs. Ces protocoles seront également renforcés afin de mieux encadrer les engagements des maisons d’édition.

Concernant le non-paiement des indemnités des proviseurs, censeurs des études et intendants des lycées de Moudéry et de Méréto, le ministre a précisé qu’il s’agit d’une procédure conjointe entre le ministère de l’Éducation nationale et le ministère des Finances et du Budget, suivant son cours normal.

Il a rappelé que l’arrêté interministériel n°039113 du 12 novembre 2025 fixe la liste des établissements par catégorie. Dans ce classement, le lycée de Moudéry figure en catégorie 6 (607 élèves) et celui de Méréto en catégorie 7 (907 élèves). Le retard observé ne serait donc pas lié à un défaut de catégorisation des établissements. Selon le ministre, les dossiers sont en cours de traitement, certains étant déjà finalisés.

Enfin, sur la situation de l’école élémentaire de Keur Abdou Diaffe, relevant de l’IEF de Nioro, le ministre a confirmé l’état préoccupant des infrastructures tel qu’il avait été signalé. En conformité avec le décret n°2025-1431 du 6 septembre 2025 portant répartition des services de l’État, il s’est engagé à poursuivre les efforts de plaidoyer et de mobilisation de ressources financières pour répondre aux besoins urgents de réhabilitation et de maintenance des structures scolaires.

À travers ces réponses, le ministère de l’Éducation nationale affirme sa volonté d’apporter davantage de transparence et de rigueur dans la gestion des dossiers touchant au système éducatif et aux intérêts des familles.

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