Réunis le 29 janvier, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont débattu de la crise dans l’est de la RDC. Soutenue par plusieurs États membres, l’Union privilégie une intensification de l’action diplomatique et humanitaire, tout en gardant ouvertes toutes les options.

Une mobilisation européenne plus affirmée

Jeudi 29 janvier, les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont examiné la situation dans la région des Grands Lacs. À l’initiative de la Belgique, appuyée par la France, la République démocratique du Congo a été inscrite à l’ordre du jour.
Dans la foulée, une demi-douzaine de pays ont plaidé pour une action européenne plus décisive face à la dégradation sécuritaire dans l’est du pays. Ils ont appelé à renforcer l’engagement diplomatique sur le terrain et à soutenir activement les efforts de stabilisation régionale.

Toutes les options diplomatiques maintenues

Pour l’Union européenne, l’escalade de la violence impose avant tout de préserver une marge de manœuvre diplomatique. Les Vingt-Sept entendent rester capables d’agir en cas de nouvelle détérioration de la situation.
À ce stade, l’UE écarte l’idée de sanctions immédiates. Toutefois, certains responsables estiment qu’il ne faut pas exclure cette option à terme, si les violences persistent.

L’urgence humanitaire au cœur des préoccupations

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a dressé un constat alarmant. Selon lui, la situation dans l’est de la RDC est « pire que jamais ».
Il a appelé l’Union à peser de tout son poids pour permettre l’ouverture de corridors humanitaires. « Une femme est violée toutes les quatre minutes, un enfant toutes les trente minutes », a-t-il dénoncé. Il a notamment insisté sur la nécessité de réactiver l’aéroport de Goma afin d’acheminer massivement l’aide humanitaire, en excluant tout usage militaire des infrastructures.

Un test de crédibilité géopolitique

Au-delà de l’urgence humanitaire, les Européens s’interrogent sur leur crédibilité géopolitique dans la région des Grands Lacs. Pour plusieurs diplomates, l’Union doit revoir son approche.
Ils estiment que l’UE devrait d’abord se positionner comme partenaire diplomatique et facilitateur du dialogue. Ensuite seulement viendrait l’appui financier, en soutien à un processus de stabilisation durable.

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