Six ans après l’apparition du premier cas de COVID‑19 au Sénégal, les autorités poursuivent leur stratégie de préparation aux crises sanitaires. Un exercice grandeur nature s’est tenu à l’Aéroport international Blaise‑Diagne afin de tester la gestion d’une fièvre hémorragique virale.
Un scénario réaliste pour évaluer les capacités de réponse
L’exercice a simulé l’arrivée de deux passagers provenant d’un pays touché par une épidémie.
Les voyageurs présentaient des symptômes graves nécessitant une intervention rapide.
Selon le Pr Ousmane Cissé, directeur général de la Santé, l’objectif consiste à évaluer les capacités de réaction face aux épidémies.
Les équipes ont ainsi testé la coordination entre les services chargés de l’identification, de l’isolement et du suivi des cas contacts.
Des maladies à haut risque sous surveillance
Les autorités ont choisi le scénario d’une fièvre hémorragique en raison des risques élevés associés à ces pathologies.
Parmi les maladies ciblées figurent Ebola, Marburg et la Fièvre hémorragique de Crimée‑Congo.
Ce choix s’appuie aussi sur les expériences récentes du pays face au Mpox ou à la Fièvre de la vallée du Rift.
L’exercice s’inscrit dans le cadre de l’Organisation mondiale de la Santé et du respect du Règlement sanitaire international.
Une mobilisation coordonnée de plusieurs services
Pour le Dr Pape Samba Dièye, directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire, la gestion efficace repose sur la collaboration entre tous les acteurs.
Plusieurs structures ont participé à la simulation :
- le SAMU national ;
- le Service national d’hygiène ;
- les forces de défense et de sécurité ;
- la police aéroportuaire et la gendarmerie ;
- les sapeurs-pompiers.
Ce dispositif vise à garantir une détection rapide des cas suspects, leur isolement immédiat et la notification aux autorités compétentes.
Anticiper les crises pour renforcer la résilience
Au-delà de l’exercice, les autorités souhaitent identifier les failles du système sanitaire.
Elles évaluent notamment les ressources humaines, les équipements disponibles et l’efficacité de la coordination.
Selon Ibrahima Wane, ces simulations répondent à des normes strictes imposant un exercice complet tous les deux ans.
Dans un contexte mondial marqué par la recrudescence des épidémies, l’Aéroport international Blaise‑Diagne occupe une place stratégique.
À travers cette initiative, le Sénégal confirme sa volonté d’anticiper les urgences sanitaires et de consolider son système de santé.
