Le Ghana a vivement réagi après l’attaque ayant blessé trois de ses soldats au Liban. L’incident s’est produit vendredi 6 mars dans le sud du pays.

Dans un communiqué publié samedi, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a condamné fermement cette attaque. Selon lui, cet acte constitue une grave violation du droit international et s’apparente à un crime de guerre.

Par ailleurs, l’armée ghanéenne précise que l’attaque a touché des soldats engagés dans la mission de maintien de la paix des Nations unies. Deux militaires ont été grièvement blessés, tandis qu’un troisième souffre d’un traumatisme. Les trois soldats attendaient leur évacuation vers un hôpital de la force onusienne.

Une attaque survenue dans une base de la Finul

Plus tôt, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait confirmé l’incident. L’organisation a indiqué que les trois Casques bleus avaient été blessés à l’intérieur de leur base située à Al-Qaouzah.

Cet incident suscite de vives inquiétudes quant à la sécurité des forces de maintien de la paix dans la région. En effet, les soldats de la Finul opèrent dans une zone particulièrement sensible du sud du Liban.

Accra exige une enquête internationale

Face à cette situation, le Ghana a officiellement saisi le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Accra demande l’ouverture d’une enquête complète, immédiate, impartiale et transparente.

Le gouvernement ghanéen souhaite ainsi établir les circonstances exactes de l’attaque. Il exige également que les auteurs soient identifiés et répondent de leurs actes.

Dans ce contexte, le ministère ghanéen des Affaires étrangères rappelle le rôle des Casques bleus. Selon lui, ces forces œuvrent pour la paix internationale. Par conséquent, toute attaque contre elles constitue aussi une attaque contre les principes fondamentaux des Nations unies.

Une condamnation internationale

L’attaque a également suscité des réactions à l’international. Le président libanais, Joseph Aoun, a accusé Israël d’avoir mené une attaque directe contre la Finul.

De son côté, le président français, Emmanuel Macron, a dénoncé une attaque « inacceptable » contre une position de la mission onusienne dans le sud du Liban.

Une mission clé entre Israël et le Liban

Depuis mars 1978, la Finul assure une mission de stabilisation dans la région. Les Casques bleus servent notamment de force tampon entre Israël et le Liban.

Toutefois, l’Organisation des Nations unies prévoit de réduire progressivement sa présence militaire dans le pays. L’organisation envisage de retirer la majorité de ses soldats d’ici mi-2027, alors que le mandat actuel de la mission arrive à échéance à la fin de l’année.

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