L’armée soudanaise, en conflit avec les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a fait part de ses réserves concernant les négociations de paix prévues pour le 14 août 2024 à Genève, organisées par les États-Unis. Cette déclaration survient après l’échec des discussions préliminaires, souhaitées par l’armée, qui se sont tenues récemment à Djeddah, en Arabie Saoudite.
Contexte des négociations
Les pourparlers de Genève visent à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations soudanaises, notamment celles touchées par la famine. Le gouvernement soudanais souhaitait discuter des modalités de sa participation avec les médiateurs américains avant les négociations. Les consultations préalables ont eu lieu du 9 au 11 août à Djeddah.
Réactions de Khartoum
Le président de la délégation soudanaise à Djeddah, le ministre des Mines Mohammed Abou Namo, a annoncé la fin des consultations préalables sans accord sur la participation aux négociations de Genève. Le ministre des Médias, Graham Abdelkader, a critiqué l’incapacité des États-Unis à contraindre les FSR à respecter la déclaration de Djeddah, convenue il y a un an.
Exigences et rejet des propositions
Khartoum exige que les États-Unis reconnaissent l’armée soudanaise comme le pouvoir légal face aux FSR et appliquent les décisions de Djeddah, telles que le retrait des FSR des villes et la fin de leur expansion. Le gouvernement soudanais rejette également l’inclusion des Émirats arabes unis comme observateur, en raison de leurs accusations de soutien aux FSR.
Position des États-Unis
Les États-Unis ont annoncé leur intention de poursuivre les discussions sur le Soudan à Genève, même en l’absence de représentants soudanais, qui émettent de sérieuses réserves sur l’approche américaine des pourparlers.
