Vingt jours après le début du conflit impliquant Israël et l’Iran, les premières répercussions économiques apparaissent. Toutefois, selon l’économiste Yossi Spiegel, l’économie israélienne parvient encore à absorber le choc.

Une activité économique déjà perturbée

Le conflit impacte directement l’activité dans plusieurs secteurs.
De nombreuses entreprises et commerces ont fermé leurs portes.

Selon Yossi Spiegel, les restrictions empêchent une partie de la population de travailler.
Par ailleurs, l’effort militaire entraîne des dépenses importantes.

Les coûts varient fortement selon les systèmes.
Par exemple, une interception de missile peut coûter entre 50 000 et 1 million de dollars.

Un effort de guerre de plus en plus coûteux

Les dépenses militaires pèsent sur les finances publiques.
Les opérations aériennes et les systèmes de défense nécessitent des ressources considérables.

De plus, l’État doit :

  • indemniser les réservistes ;
  • compenser les pertes de logements ;
  • soutenir les populations affectées.

Selon Yossi Spiegel, une guerre de six semaines pourrait coûter 100 milliards de shekels (environ 25 milliards d’euros).
Ce montant représenterait près de 17 % du budget 2026.

Le soutien déterminant des États-Unis

Les États-Unis apportent un appui financier important.

Chaque année, Washington prévoit environ 500 millions de dollars pour la défense antimissile d’Israël.

En parallèle, le Parlement israélien envisage d’augmenter le budget de la Défense pour 2026.

La haute technologie, pilier de la résilience

Malgré les tensions, le gouvernement de Benyamin Netanyahu met en avant la solidité de l’économie.

Le secteur technologique joue un rôle clé :

  • il représente environ 10 % de l’emploi ;
  • il génère 50 % des exportations ;
  • il contribue à 30 % des recettes fiscales.

Ainsi, ce dynamisme permet de limiter l’impact immédiat du conflit.

Une facture appelée à s’alourdir

Selon le ministère des Finances, un précédent épisode de 12 jours de guerre en 2025 avait déjà coûté 20 milliards de dollars.

Si le conflit actuel se prolonge, la pression sur les finances publiques devrait s’accentuer.
Pour l’heure, l’économie d’Israël reste solide, mais l’équilibre demeure fragile.

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