Une interdiction officielle
Vendredi, la junte interdit toutes les conférences de presse non autorisées.
Elle interdit aussi toute déclaration publique sans aval officiel.
Cette décision intervient six semaines après le coup d’État post-électoral.
Une prise de pouvoir militaire
Un processus électoral suspendu
Le 26 novembre, l’armée destitue le président Umaro Sissoco Embalo.
Ensuite, elle suspend immédiatement le processus électoral.
Puis, elle annonce contrôler le pays pour une durée d’un an.
Des justifications sécuritaires
Des réunions jugées dangereuses
Dans un communiqué, le Haut Commandement militaire justifie cette interdiction.
Il accuse certains groupes et personnalités politiques de réunions secrètes.
Selon lui, ces rencontres incitent à la violence et à la désobéissance.
Elles viseraient notamment la charte de transition en vigueur.
Une charte pour encadrer la transition
Un cadre juridique militaire
Publiée début décembre, la charte organise la période de transition.
Elle fixe ainsi les règles du régime militaire temporaire.
Des sanctions annoncées
Une répression assumée
La junte interdit expressément toute expression publique non autorisée.
Elle estime que ces prises de parole menacent la paix sociale.
Toute contestation de l’ordre public entraînera des sanctions sévères.
Des accusations évolutives
Du narcotrafic à la crise politique
Après le putsch, la junte accuse d’abord des barons de la drogue.
Elle évoque ensuite une situation politique nationale jugée très grave.
Selon elle, le pays risquerait une guerre civile à caractère ethnique.
Des soupçons persistants
Une version contestée
L’opposition soupçonne Umaro Sissoco Embalo d’avoir orchestré le coup d’État.
Il aurait voulu interrompre une élection en passe de le faire perdre.
Un pays coutumier des putschs
Une instabilité chronique
Avant novembre, le pays comptait déjà quatre coups d’État militaires.
Depuis 1974, plusieurs tentatives d’insurrection ont aussi marqué son histoire.

