Le juge d’instruction du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye a inculpé, le 7 mars 2026, la caissière principale et une prestataire de service de l’hôpital Baudouin de Guédiawaye. Le magistrat les poursuit pour « association de malfaiteurs et détournement de deniers publics ».
Toutefois, les autorités judiciaires ont placé les deux mises en cause sous contrôle judiciaire. Cette décision tient compte de leur état de santé. Selon des informations rapportées par L’Observateur, l’une souffrirait d’épilepsie, tandis que l’autre, identifiée comme Mme Fall, est une jeune mère allaitante.
Un audit déclenché après des anomalies
L’affaire trouve son origine dans un récent remaniement au sein du service de caisse. À peine installée, la nouvelle caissière principale, Mme Sy, a entrepris des vérifications internes.
Rapidement, elle a constaté des incohérences dans les comptes. En réaction, l’administration a déclenché un audit financier avec l’appui des inspections des ministères des Finances et de la Santé. Les conclusions de cet audit ont révélé un écart de 35 millions de FCFA.
Un système de « saut de jour » mis en cause
Les premiers éléments de l’enquête évoquent un mécanisme frauduleux présumé impliquant les deux agentes. Selon les enquêteurs, la caissière principale, en complicité avec la prestataitulre chargée des dépôts bancaires, aurait mis en place un système dit de « saut de jour ».
Concrètement, certaines recettes journalières issues des consultations, examens et soins n’auraient pas été reversées à la banque. Au fil du temps, ces détournements répétés auraient généré un déficit important dans les caisses de l’établissement.
Une procédure judiciaire enclenchée
Face aux conclusions de l’audit, la direction de l’hôpital a d’abord pris des mesures administratives. Elle a prononcé une mise à pied conservatoire à l’encontre des suspectes.
Ensuite, elle a saisi la Brigade de recherches de Keur Massar à travers une plainte contre X. Les forces de l’ordre ont interpellé les deux femmes le 31 mars, avant de les placer en garde à vue.
À l’issue de cette procédure, les autorités les ont déférées devant le parquet, puis présentées au juge d’instruction, marquant ainsi une nouvelle étape dans ce dossier de détournement présumé.

