Dès le 1er mai 2026, Maersk appliquera une surcharge de manutention à l’importation (RHI) sur l’ensemble de son réseau mondial. L’armateur exclut toutefois les flux en provenance de l’Algérie et des Émirats Arabes Unis.

Concrètement, la compagnie fixe les tarifs à 250 USD pour les conteneurs de 20 pieds et à 350 USD pour ceux de 40 et 45 pieds. Ainsi, les importateurs devront supporter des coûts additionnels compris entre environ 151 250 FCFA et 211 750 FCFA par unité.

Par ailleurs, Maersk précise que ces montants s’ajoutent à d’autres frais existants, notamment les charges locales et les coûts imprévus, ce qui alourdit davantage la facture finale.

CMA CGM ouvre la voie avec une surcharge de haute saison

Dans le même temps, cette décision s’inscrit dans une tendance déjà amorcée par CMA CGM. En effet, le groupe français a instauré dès la mi-mars 2026 une surcharge de haute saison (PSS) sur ses lignes reliant l’Asie à l’Afrique de l’Ouest.

À travers cette mesure, l’armateur entend réguler les flux logistiques sur des routes maritimes stratégiques, tout en maintenant la fluidité et l’efficacité de ses services.

Dans le détail, les importations à destination du Sénégal subissent une hausse différenciée selon les zones d’origine. Les conteneurs de 20 pieds en provenance de l’Asie du Nord-Est sont ainsi taxés à 150 USD (environ 90 750 FCFA), tandis que ceux issus de l’Asie du Sud-Est atteignent 500 USD (soit environ 302 500 FCFA).

Une hausse des coûts qui inquiète les opérateurs économiques

Dans ce contexte, les opérateurs économiques sénégalais font face à une augmentation imminente et significative des coûts d’importation. En cumulant les différentes surcharges, la rentabilité des activités dépendantes du fret maritime se trouve directement menacée.

De plus, ces ajustements tarifaires interviennent alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales restent sous tension. Dès lors, ces nouvelles taxes apparaissent comme un véritable signal d’alerte pour les entreprises locales, contraintes de s’adapter rapidement à un environnement logistique de plus en plus coûteux et incertain.

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