L’attaque meurtrière du 18 juillet 2026 près d’Anéfis, dans le nord du Mali, a coûté la vie à plus de 50 soldats maliens et relance les interrogations sur la capacité de la junte à restaurer la sécurité. Quatre ans après son arrivée au pouvoir, le régime du colonel Assimi Goïta fait face à une contestation grandissante, alimentée par une succession de revers militaires.

Une embuscade meurtrière près d’Anéfis

Le 18 juillet 2026, un convoi de l’armée malienne a été pris pour cible alors qu’il quittait Anéfis en direction de Gao. Des groupes armés ont tendu une embuscade au convoi, infligeant de lourdes pertes aux Forces armées maliennes.

Selon un élu local proche des autorités, l’attaque a fait plus de 50 morts parmi les soldats maliens. Au moins 24 militaires auraient également été capturés.

Par ailleurs, un élément retient particulièrement l’attention. Les paramilitaires russes de l’Africa Corps, qui ouvraient la marche du convoi, sont parvenus à rejoindre Gao sans enregistrer de pertes. En revanche, les soldats maliens, positionnés à l’arrière, ont subi l’essentiel de l’assaut, une situation qui alimente les critiques sur l’organisation et la protection des troupes.

Une succession de revers sécuritaires

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte sécuritaire déjà très dégradé. Depuis les coups d’État de 2020 et 2021 qui ont porté les militaires au pouvoir, les autorités de transition promettent un retour de la sécurité. Toutefois, les groupes armés continuent de mener des offensives de grande ampleur.

En avril 2026, une offensive coordonnée du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et du Front de libération de l’Azawad (FLA) avait permis la prise de Kidal. Cette attaque avait également coûté la vie au ministre de la Défense, le général Sadio Camara.

Quelques mois plus tôt, en septembre 2025, le JNIM avait instauré un blocus autour de Bamako, provoquant notamment des pénuries de carburant et accentuant les difficultés dans la capitale.

Une pression croissante sur les autorités

Selon Politiquematin, l’embuscade d’Anéfis constitue un nouveau coup dur pour la junte dirigée par le colonel Assimi Goïta. Au sein des forces armées, le mécontentement grandit face à l’accumulation des pertes et aux difficultés rencontrées sur le terrain.

« Certains de nos hommes ont été purement exécutés », confie une source militaire citée par le média.

Dans le même temps, les familles des soldats réclament des explications sur les circonstances de l’attaque ainsi que sur le sort des militaires portés disparus ou faits prisonniers. Jusqu’à présent, les autorités maliennes n’ont pas communiqué officiellement sur le devenir des soldats capturés, alimentant les interrogations et les critiques à l’égard du pouvoir.

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